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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 05 NOVEMBRE 2025

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Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 05 novembre 2025, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Préparation des Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026

Le Président de la République a débuté sa communication avec les préparatifs des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), Dakar 2026, qui se tiendront au Sénégal du 31 octobre au 13 novembre 2026. Il a annoncé avoir présidé le 31 octobre 2025, la cérémonie de présentation de la mascotte officielle « AYO » et effectué le 02 novembre 2025, une visite d’inspection de l’état d’avancement des chantiers concernant les sites d’hébergement et les édifices sportifs devant accueillir les athlètes et autres participants. Dans ce cadre, il demande au Gouvernement, au Comité d’Organisation des JOJ, aux structures publiques et sociétés privées concernées, de prendre les dispositions préventives et mesures idoines, en vue de réaliser toutes les infrastructures à réceptionner, dans les délais et conditions les meilleures en termes de qualité, de sécurité et de durabilité.

Indiquant au Gouvernement que les JOJ Dakar 2026 constituent une vitrine unique pour le Sénégal, le Président de la République demande d’accentuer la mise en opération systématique des dispositifs relatifs à la sécurisation des manifestations et à l’amélioration des systèmes de desserte des lieux d’hébergement et de compétition. Il insiste, en outre, sur l’importance de valoriser davantage le patrimoine culturel et artisanal ainsi que le potentiel touristique du pays et de mobiliser toutes les forces vives de la Nation autour du succès de cet évènement sportif, qui projette le Sénégal au cœur de l’actualité sportive, culturelle et touristique internationale.

Renforcement et développement de l’économie sociale et solidaire

Rappelant que la lutte contre la pauvreté, les vulnérabilités, les inégalités et l’exclusion sociale, ainsi que l’engagement volontaire envers la communauté demeurent des priorités du Gouvernement, le Chef de l’Etat demande de renforcer l’économie sociale et solidaire et le développement communautaire, en vue de mobiliser davantage le savoir-faire, les capacités techniques, organisationnelles et financières des acteurs locaux et de leurs regroupements. A cet effet, il instruit les membres du Gouvernement d’accélérer la mise en œuvre des programmes et projets sectoriels de vulgarisation de l’approche coopérative sur l’étendue du territoire national, d’évaluer l’état d’application des dispositifs incitatifs de la loi d’orientation relative à l’économie sociale et solidaire et d’élaborer puis de mettre en œuvre la Stratégie nationale d’encouragement à la Responsabilité sociale d’Entreprise (RSE), afin d’améliorer son impact sur le progrès social et le bien-être des populations. Dans cette optique, le Président de la République exhorte le Gouvernement à faire de l’année 2026, une année de promotion de l’emploi et de l’économie sociale et solidaire.

Autosuffisance en riz et amélioration des systèmes de transformation et de commercialisation de la Production rizicole nationale

Le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement l’urgence de renforcer les efforts financiers significatifs consentis en vue de l’expansion des aménagements hydroagricoles, d’améliorer les rendements agricoles et de soutenir les riziculteurs à travers la mise en place efficace des intrants, des matériels agricoles et la maitrise des coûts de l’énergie. Il instruit les Ministres de l’Industrie et du Commerce et de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage d’engager des concertations urgentes, avec les professionnels de la filière, afin de trouver les voies et moyens d’une transformation adéquate et d’une commercialisation rapide du riz local à travers des circuits de distribution maitrisés. Soulignant la nécessité d’une régulation optimale des prix du riz local, soutenue par une labellisation renforcée de la filière et le renforcement durable du programme national d’autosuffisance en riz, dans la dynamique d’accélération de notre souveraineté alimentaire, le Président de la République engage le Gouvernement, sur la base d’un patriotisme économique, à développer une stratégie de valorisation et de promotion de la consommation du riz local.

Agenda du Président de la république

Le Chef de l’Etat a informé le Conseil qu’il a présidé, le lundi 03 novembre 2025, la cérémonie d’ouverture de la dix-neuvième (19ème) Assemblée générale de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et de la cinquième (5ème) édition de la Francophonie scientifique. Il a également présidé le mardi 04 novembre 2025, la cérémonie d’ouverture de la huitième (8ème) édition du Salon international des Mines du Sénégal «SIM SENEGAL 2025». Il annonce, en outre, qu’il présidera, le lundi 10 novembre 2025, la Journée des Forces Armées sur le thème « les Forces armées, partenaires des JOJ Dakar 2026 ».

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a, tout d’abord, indiqué la démarche de rupture entreprise par le Gouvernement, dans la mise en œuvre des politiques publiques majeures, pour mieux satisfaire les attentes des populations dans des domaines cruciaux de leur vie quotidienne. Il a souligné les progrès enregistrés en matière d’approvisionnement en eau potable, notamment la finalisation des études des autoroutes de l’eau et le lancement des travaux prévus en 2026, pour un approvisionnement en eau des centres urbains du triangle Dakar, Mbour, Thiès, de Touba ainsi que de vingt-huit (28) localités traversées, notamment au profit des populations riveraines du Lac de Guiers.

Dans le domaine de l’éducation, il s’est appesanti sur certains points comme la gestion des examens et concours, la carrière des enseignants, la résorption du déficit en personnel enseignant, le renforcement de capacités du personnel et la gouvernance du secteur avec des innovations alignées sur l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050. Il a mis en exergue la digitalisation du processus des examens du CFEE et du BFEM, la promotion de l’alphabétisation et des langues nationales, le renforcement du dialogue social avec comme impacts l’amélioration de la situation administrative et financière des enseignants ainsi que l’apaisement du climat social. Il a également rappelé la validation du plan quinquennal de recrutement pour la résorption du déficit en personnel enseignant et du plan de recrutement spécial.

Le Premier Ministre est aussi revenu sur certaines innovations du secteur comme l’introduction de l’anglais au préscolaire et à l’élémentaire, l’ouverture des Lycées Nation-Armée pour la Qualité et l’Equité (Lynaqe) de Sédhiou et Kaffrine, la Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation (NITHÉ), le Programme d’Urgence de Résorption des Abris provisoires persistants (PURAPP) et la Stratégie nationale des Infrastructures et Équipements scolaires (SNIES 2030).

Dans le domaine sécuritaire, il a fait observer que l’administration territoriale et les Forces de Défense et de Sécurité ont, en vertu de leurs compétences respectives, mené des actions salutaires et obtenu des résultats probants, notamment au cours des opérations de grande envergure réalisées de juillet à octobre 2025, dans le domaine de la sécurité publique, de la sécurité civile, de la sécurité transfrontalière, de la lutte contre la drogue, le vol de bétail, l’orpaillage clandestin, l’exploitation, le dépôt et le transport frauduleux de bois, les encombrements, les occupations anarchiques, la mendicité, les quartiers flottants et l’émigration clandestine. Les résultats chiffrés qui sont enregistrés portent notamment sur le nombre de personnes contrôlées, les procédures initiées, les arrestations opérées, les départs de pirogues empêchés, les réseaux démantelés, les séjours irréguliers d’étrangers, la mendicité, les opérations d’encombrement et la sécurité routière. Monsieur le Premier Ministre a clos sa communication en félicitant les Ministres de l’Hydraulique et de l’Assainissement, de l’Éducation nationale et de l’Intérieur et de la Sécurité publique pour le travail abattu et les résultats obtenus, avant d’annoncer qu’il prendra quelques jours de congé à partir de ce jeudi 06 novembre 2025.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

Monsieur le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a fait une communication sur la campagne agricole 2025-2026.

Monsieur le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur le bilan intermédiaire de la gestion des inondations durant l’hivernage 2025.

Madame le Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé des Relations avec les Institutions, Porte-Parole du Gouvernement a fait une communication sur l’ouverture de la session ordinaire unique 2025-2026 et l’examen par l’Assemblée nationale du projet de Loi de Finances initiale (LFI) de l’année 2026.

Marie Rose Khady Fatou FAYE Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, Chargée des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement

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Politique d’orientation budgétaire : l’Etat mise sur l’assainissement et la priorisation

Politique d’orientation budgétaire : l’Etat mise sur l’assainissement et la priorisation

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Dakar, 22 jan (APS) – Le budget de l’Etat pour l’exercice 2026 s’inscrit dans la continuité d’une dynamique de redressement et de transformation, avec comme objectif l’assainissement des finances publiques et la priorisation des ressources, a déclaré, jeudi, à Dakar, Bassirou Sarr, directeur de cabinet du ministre des Finances et du Budget.

“Le budget 2026 s’inscrit dans la continuité de cette dynamique de redressement et de transformation. Il traduit une orientation politique claire : assainir durablement les finances publiques et affecter les ressources disponibles aux politiques prioritaires”, a-t-il dit.

M. Sarr, présidant la cérémonie officielle d’ouverture d’un atelier destiné au lancement de la gestion budgétaire 2026, a rappelé que le gouvernement a engagé, en 2025, une trajectoire fondée sur la “discipline budgétaire, la maîtrise des engagements, la prudence dans le financement et la priorité accordée aux politiques essentielles”.

Politique d'orientation budgétaire : l'Etat mise sur l'assainissement et la priorisation

Selon lui, la loi de finances 2026 repose sur plusieurs “exigences structurantes”, dont la maîtrise de la dépense publique, l’encadrement de l’endettement pour préserver la soutenabilité financière et le financement des priorités nationales définies par le nouveau référentiel des politiques publiques.

Bassirou Sarr a également cité comme exigence la nécessité d’améliorer la sincérité, la traçabilité et la qualité de la dépense et de poursuivre l’apurement des arriérés pour renforcer la confiance des acteurs économiques.

L’atelier destiné au lancement de la gestion budgétaire, organisée tous les ans en début d’exercice, réunit l’ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne de gestion des dépenses publiques.

“Cet exercice annuel constitue un moment privilégié d’alignement, mais également d’évaluation. Il nous offre l’opportunité de porter à la fois un regard lucide sur l’exécution de l’exercice précédent, d’en tirer les enseignements nécessaires et de poser, collectivement, les bases d’une exécution budgétaire conforme aux orientations définies par les plus hautes autorités pour l’année en cours”, a expliqué M. Sarr.

Il a rappelé que l’exercice budgétaire 2025 s’était déroulé dans un environnement marqué par “des contraintes fortes et des incertitudes persistantes”.

“Ces conditions ont mis en évidence des ajustements parfois difficiles mais nécessaires, ainsi qu’une exigence accrue de rigueur dans les choix financiers”, a affirmé le directeur de cabinet du ministre des Finances et du Budget.

Politique d'orientation budgétaire : l'Etat mise sur l'assainissement et la priorisation

Massamba Dieng, directeur général du Budget, a quant à lui souligné la nécessité de “tirer les enseignements” des contraintes et difficultés rencontrées au courant de la gestion de 2025.

“Les limites, c’est surtout en termes de célérité, il faut qu’on accélère un peu le processus de mobilisation et d’exécution de ces dépenses. Et aujourd’hui, nous avons essayé de prendre les mesures nécessaires en termes de traitement des délais au niveau de la Direction du contrôle budgétaire, de telle sorte que les dossiers qui arrivent soient traités dans les meilleurs délais”, a renseigné M. Dieng.

Il faut toutefois que “les dossiers soient de très bonne qualité” et ne “souffrent d’aucune irrégularité”, au risque d’entraîner “des lenteurs” dans l’exécution des dépenses.

“L’autre innovation de taille que nous avons introduite dans la Loi de finances initiale 2026, c’est le reclassement des dépenses de fonctionnement, notamment les acquisitions de biens et services, les transferts courants en acquisitions de biens et services, et le reclassement des transferts en capital en investissements exécutés par l’État”, a signalé Massamba Dieng.

MFD/HB/BK

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Bassirou Diomaye Faye réitère son engagement pour une justice moderne et performante

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Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réitéré jeudi son engagement ”ferme” de mettre en place une justice moderne et performante, une perspective qui, dit-il, passe nécessairement par l’appropriation des outils numériques.

“Je réitère mon engagement ferme de mettre en place une justice moderne et performante qui passe nécessairement par l’appropriation de tous les outils du numérique, non seulement par le juge, mais également par tous les acteurs de la justice”, a-t-il déclaré.

Le chef de l’Etat présidait la cérémonie de la rentrée solennelle des cours et tribunaux portant sur le thème “Le juge face au défi du numérique”.

Bassirou Diomaye Faye a insisté sur l’ambition de l’État de garantir “une justice numérique souveraine, sécurisée et inclusive, dans laquelle l’innovation technologique constitue un levier d’amélioration de l’accessibilité, de l’équité et de l’efficacité de système judiciaire”.

Il considère que le numérique est un outil capable de “juguler durablement” les défis auxquels les juges se trouvent confrontés, en termes de maîtrise du temps, pour rendre leur décision dans des délais raisonnables.

A l’en croire, tous les États, institutions ainsi que leurs administrations qui refusent de s’adapter au numérique “seront laissés inéluctablement en rade et risquent par conséquent d’être rapidement submergés et dépassés”.

“L’ambition de l’État est de garantir une justice numérique souveraine, sécurisée et inclusive, dans laquelle l’innovation technologique constitue un levier d’amélioration de l’accessibilité, de l’équité et de l’efficacité de système judiciaire”, a-t-il insisté.

Le président Faye a assuré que le numérique et l’intelligence artificielle, loin de pouvoir “porter atteinte à l’indépendance et à l’impartialité de la justice”, “doivent au contraire en être les garants et les producteurs”.

“Le numérique représente donc à la fois un défi majeur et une opportunité historique pour le juge”, a relevé le chef de l’Etat, selon lequel le ministère de la Justice s’inscrit dans “une dynamique de modernisation maîtrisée, plaçant le juge au cœur de la transformation, tout en préservant l’essence, la noblesse et l’autorité de la fonction juridictionnelle”.

Il a concédé que l’usage du numérique par le juge va impliquer “certainement une réforme de plusieurs de nos textes”, avant d’arriver à des innovations telles que “l’assignation par voie électronique, la signature électronique, les citations par voie électronique, la dématérialisation intégrale de certaines procédures pour la consultation et la délivrance de certains actes juridictionnels”.

Les interrogatoires et les confrontations à distance et le tribunal virtuel font aussi partie de ces réformes envisagées, a signalé Bassirou Diomaye Faye, avant de souligner “l’urgence d’accélérer la mise en œuvre du schéma directeur de l’usage du numérique dans la justice pour bien prendre en compte tous les facteurs à travers une connectivité sécurisée et continue, avec des machines adaptées et sécurisées”.

M. Faye a préconisé, dans le même esprit, l’adaptation des curricula de formation, la révision des référentiels éthiques et déontologiques, le renforcement de la culture de la sécurité numérique et l’appropriation des outils technologiques.

Il s’agit, en définitive, de “bâtir une justice moderne, robuste et proactive, capable de contenir, d’anticiper et de juguler les risques inhérents aux technologies de l’information et de la communication”, a conclu le chef de l’Etat.

CS/BK/OID

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Mohammed VI : ”La fraternité interafricaine reprendra naturellement”

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La fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus une fois retombée la passion née de la CAN, a affirmé le roi du Maroc Mohammed VI, assurant que ‘’rien ne saurait altérer la proximité cultivée au fil des siècles entre nos peuples africains’’ et que son pays ‘’est et restera un grand pays africain’’.

‘’Aussi, et même si cette grande fête footballistique continentale accueillie par le Royaume semble avoir été tristement entachée par l’épisode malheureux des dernières minutes du match de la finale ayant opposé les sélections nationales du Maroc et du Sénégal au cours desquelles de fâcheux incidents et de très déplorables agissements se sont produits, il n’en demeure pas moins qu’une fois la passion retombée, la fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus, car cette réussite marocaine est aussi une réussite africaine’’, a-t-il déclaré dans un communiqué.

Dans ce texte repris, jeudi, par la Magheb Arabe Presse (MAP), l’agence de presse marocaine, le souverain cherifien a insisté sur le fait que ”rien ne saurait altérer la proximité cultivée au fil des siècles entre nos peuples africains, ni la coopération fructueuse construite avec les différents pays du Continent et renforcée par des partenariats toujours plus ambitieux’’.

‘’Le Royaume du Maroc est et restera un grand pays africain, fidèle à l’esprit de fraternité, de solidarité et de respect qu’il a toujours cultivé à l’égard de son Continent. Conformément à la Vision éclairée du Souverain, le Maroc poursuivra son engagement déterminé et constant en faveur d’une Afrique unie et prospère, notamment par le partage mutuel de ses expériences, de son expertise et de son savoir-faire”, a insisté Mouhamed VI.

Il s’est également réjoui que ‘’le Maroc reste fier d’avoir offert, sur sa terre, un mois de joie populaire et d’émotion sportive, et d’avoir contribué au rayonnement de l’Afrique et de son football’’, ajoutant que ”le peuple marocain sait faire la part des choses et qu’il ne se laissera pas entrainer dans la rancœur et la discorde”.

Mouhamed VI a également tenu à ‘’particulièrement féliciter tous les citoyens, à travers les différentes villes du Royaume, de l’effort fourni et à remercier chacun pour sa belle contribution à ce succès historique, reconnu et salué de par le monde’’.

En cela, le souverain marocain adresse ses ”compliments aux millions de Marocains, femmes, hommes et enfants qui n’ont cessé de soutenir, chacun à sa manière et toujours de façon exemplaire, leur équipe nationale, aujourd’hui classée 8ème meilleure sélection mondiale’’.

Il s’agit, selon lui, d’‘’un résultat remarquable fruit notamment d’une politique sportive et infrastructurelle volontariste et de haut niveau, ainsi que du choix patriotique fait par les enfants talentueux des Marocains du monde de porter le maillot de (leur) équipe nationale et de défendre ses couleurs avec fierté et brio’’.

 ‘’Cette édition de la compétition continentale fera date, car au-delà de ses excellents résultats sportifs, elle aura permis de mesurer le bond qualitatif que le royaume a réalisé sur la voie du développement et du progrès, fruit d’une vision de long terme et d’un modèle marocain singulier et performant qui place le citoyen au centre de toutes les ambitions’’, a encore souligné Mouhamed VI.

Mercredi, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, et son homologue marocain, Aziz Akhannouch, ont appelé leurs ressortissants respectifs au calme et à l’apaisement, suite aux incidents controversés survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025.

“Nous avons convenu, ensemble, sous les hautes instructions de Sa Majesté le roi Mohammed VI et de son Excellence, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, de continuer à œuvrer, dans un esprit d’apaisement, de sérénité et de détente, à la consolidation des liens séculaires et très profonds qui unissent nos deux pays”, a notamment déclaré le chef du gouvernement sénégalais dans un message publié sur Facebook.

Les Lions du Sénégal ont remporté la CAN 2025, dimanche 18 janvier, à Rabat, après avoir battu (1-0) en finale, les Lions de l’Atlas du Maroc, au bout d’un match ponctué par des épisodes de grande tension sur le terrain et des incidents entre stadiers marocains et supporters sénégalais dans les gradins.

Les joueurs sénégalais, sous les ordres de leur sélectionneur Pape Thiaw, avaient majoritairement quitté la pelouse pour protester contre la décision de l’arbitre d’accorder un penalty au Maroc, après que celui-ci a refusé deux minutes avant un but sénégalais sur une faute jugée discutable.

L’équipe sénégalaise s’est finalement décidée à reprendre la partie. L’attaquant des Lions de l’Atlas Brahim Diaz a manqué son penalty, Pape Guèye marquant un peu plus tard le but du sacre sénégalais.

Entre déception et frustration, le scénario de cette finale a suscité des échanges tendus entre supporters marocains et sénégalais, notamment sur les réseaux sociaux.

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