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Ciel de plomb et mines d’or : Pourquoi l’axe Italie-Sénégal est le cimetière des illusions d’État

Entre les aéroports de Milan-Malpensa et de Dakar-Blaise Diagne, il existe un paradoxe financier qui devrait être enseigné dans toutes les chancelleries et écoles de commerce. C’est l’histoire de deux nations, l’Italie et le Sénégal, unies par une diaspora vibrante et des échanges commerciaux frénétiques, mais séparées par une même malédiction : l’incapacité chronique de leurs compagnies nationales historiques à transformer cette demande en profit. Alors que le dossier ITA Airways (ex-Alitalia) entre dans une nouvelle ère sous l’égide de Lufthansa et qu’Air Sénégal peine à trouver son modèle, il est temps de briser le silence diplomatique pour poser un diagnostic industriel brutal sur cette route aérienne qui agit comme le révélateur impitoyable des erreurs de gestion étatiques.

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Alioune NDIAYE : Communicant et expert commerciale

Entre les aéroports de Milan-Malpensa et de Dakar-Blaise Diagne, il existe un paradoxe financier qui devrait être enseigné dans toutes les chancelleries et écoles de commerce. C’est l’histoire de deux nations, l’Italie et le Sénégal, unies par une diaspora vibrante et des échanges commerciaux frénétiques, mais séparées par une même malédiction : l’incapacité chronique de leurs compagnies nationales historiques à transformer cette demande en profit. Alors que le dossier ITA Airways (ex-Alitalia) entre dans une nouvelle ère sous l’égide de Lufthansa et qu’Air Sénégal peine à trouver son modèle, il est temps de briser le silence diplomatique pour poser un diagnostic industriel brutal sur cette route aérienne qui agit comme le révélateur impitoyable des erreurs de gestion étatiques.

Pour comprendre le marasme sénégalais actuel, il faut d’abord disséquer le cadavre d’Alitalia. Pendant des décennies, Rome a maintenu sa compagnie nationale sous perfusion, confondant fierté tricolore et réalité comptable. Alitalia n’est pas morte de la concurrence, elle est morte d’avoir été gérée comme une annexe du ministère des Affaires sociales, achetant la paix syndicale à coups de milliards d’euros tout en ignorant les mutations du marché. La naissance d’ITA Airways sur ces cendres, et son rachat imminent par le groupe Lufthansa, semble marquer la fin de cette récréation. Le géant allemand n’arrive pas à Rome pour faire du sentimentalisme, mais pour imposer une rationalité froide : optimisation du hub de Fiumicino, fermeture des lignes non rentables et intégration forcée dans une machine de guerre commerciale globale. C’est cette « realpolitik » allemande qui manque cruellement aujourd’hui sous d’autres latitudes.

Ce psychodrame industriel romain résonne de manière troublante avec la situation de la compagnie nationale sénégalaise. L’histoire semble bégayer à Dakar, où les itérations successives reproduisent les mêmes errements que l’ancienne Alitalia : une gestion politisée, une flotte « de prestige » déconnectée des besoins réels et une instabilité managériale chronique. L’exemple le plus flagrant de cette myopie stratégique reste l’abandon de la desserte de Milan. Se retirer ou affaiblir sa présence sur l’un des marchés les plus denses et les plus « yieldés » (rentables) d’Afrique de l’Ouest n’est pas un choix tactique, c’est l’aveu d’un échec opérationnel. La demande n’a jamais faibli ; c’est l’offre étatique qui s’est effondrée sous le poids de ses propres coûts, laissant le champ libre à une concurrence plus agile.

C’est précisément là que e plus agile.

C’est précisément là que je veux aborder un aspect cruel pour les pavillons nationaux, car la nature a horreur du vide. La réussite insolente de la compagnie privée italienne Neos sur cet axe Milan-Dakar agit comme un miroir grossissant des lacunes étatiques. Comment un acteur privé parvient-il à remplir ses B787 Dreamliner quand les compagnies nationales jettent l’éponge ? La réponse tient d’abord au pragmatisme du modèle touristique intégré. Neos n’est pas qu’une compagnie aérienne, c’est le bras armé du géant du voyage Alpitour. Là où Air Sénégal se contente de vendre des sièges secs, Neos vend une « destination Sénégal ». Elle capture le flux touristique de loisirs (Leisure) vers la Petite Côte, mais assure aussi son remplissage grâce à une commercialisation agressive. Elle arrive au Sénégal huit jours sur sept de la semaine et parfois avec un vol supplémentaire par jour durant la haute saison. A contrario, le pavillon sénégalais est assis sur une mine d’or inexploitée : le tourisme religieux (Pèlerinages, visites des cités religieuses), le tourisme d’affaires et la découverte culturelle. Faute de stratégie packagée et de partenariats solides avec les tour-opérateurs, Air Sénégal transportait des passagers, mais ne crait pas de marché, laissant cette valeur ajoutée aux acteurs étrangers.

Cette défaillance stratégique se double d’une catastrophe invisible mais décisive : la faiblesse de la force de vente (GSA) en Italie. C’est ici qu’elle perdu réellement la bataille commerciale, loin des pistes. En Italie, Air Sénégal souffre d’un déficit de représentativité criant. Tandis que les compagnies italiennes disposent à Dakar de réseaux de vente robustes et bien connectés aux décideurs locaux, la compagnie sénégalaise reste une entité fantomatique dans le maillage de distribution italien. Elle n’est pas ou peu visible dans les réseaux d’agences ethniques de Lombardie, là où se décide l’achat du billet pour la diaspora. On a trop longtemps misé sur le « patriotisme » des Sénégalais d’Italie pour remplir les avions. Or, le patriotisme a une limite : celle de la disponibilité et de la visibilité. Si le produit n’est pas « vendu » agressivement par un GSA puissant et bien introduit dans le tissu local (fret et passager), le client se tourne vers celui qui est présent. Air Sénégal a laissé le marché ethnique et cargo aux autres, faute d’avoir investi le terrain commercial italien avec le professionnalisme requis. Son GSA cargo, un ancien commercial abandonné par 3 compagnies aériennes africaine et à la retraite se contentait finalement de dépouilles à rapatrier malheureusement. Son GSA passagers ( un géant international présent à Milan, sous traitait ce service à des « courtiers ». Il n’avait pas le temps d’Air Sénégal pour le marché ethnique

Pour saisir l’ampleur du fossé qui sépare la réussite privée de la faillite publique, il faut enfin descendre dans la salle des machines, là où règne la dictature des coûts. Si l’on écarte les discours officiels pour ne regarder que la structure de coûts d’un vol Milan-Dakar, la différence de rentabilité relève d’une équation mathématique implacable. C’est la guerre du CASK (Coût au Siège Kilomètre). La compagnie privée italienne configure sa cabine avec une densité maximale, réduisant l’espace pour une classe Affaires souvent superflue sur ce type de trajet. Résultat : pour une même consommation de carburant, l’avion privé met en vente 20 à 30 % de sièges supplémentaires et mets 15% en bloc sièges diluant ses coûts fixes. À l’inverse, la compagnie nationale s’entête à faire voler des configurations « premium » qui restent vides, transformant des mètres carrés de cabine en pure perte financière, tout en négligeant l’optimisation du fret en soute, pourtant vital pour les échanges Lombardie-Sénégal.

L’heure de vérité : L’ombre de Lufthansa

Mon analyse  est une alerte rouge pour les autorités sénégalaises. Le statu quo n’est plus une option, car le paysage va changer brutalement. Avec l’entrée de Lufthansa dans le capital d’ITA Airways, la bienveillance latine va laisser place à l’efficacité germanique. Une fois restructurée, ITA reviendra sur l’Afrique de l’Ouest, non plus pour faire de la figuration, mais pour dominer, armée de la puissance de frappe commerciale du groupe allemand et d’une connectivité mondiale via Francfort et Munich.

Si Air Sénégal ne revoit pas d’urgence sa copie pour reconquérir la diaspora italienne et capter le fret en Italie, en s’associant aux acteurs du tourisme elle perd définitivement un marché. La réussite sur l’axe Europe-Afrique ne se décrète pas par décret présidentiel. La ligne Milan-Dakar est la démonstration cinglante que dans le transport aérien moderne, le drapeau sur l’empennage ne pèse rien face à la maîtrise des coûts, à la puissance de la distribution et à la compréhension fine du client.

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Politique d’orientation budgétaire : l’Etat mise sur l’assainissement et la priorisation

Politique d’orientation budgétaire : l’Etat mise sur l’assainissement et la priorisation

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Dakar, 22 jan (APS) – Le budget de l’Etat pour l’exercice 2026 s’inscrit dans la continuité d’une dynamique de redressement et de transformation, avec comme objectif l’assainissement des finances publiques et la priorisation des ressources, a déclaré, jeudi, à Dakar, Bassirou Sarr, directeur de cabinet du ministre des Finances et du Budget.

“Le budget 2026 s’inscrit dans la continuité de cette dynamique de redressement et de transformation. Il traduit une orientation politique claire : assainir durablement les finances publiques et affecter les ressources disponibles aux politiques prioritaires”, a-t-il dit.

M. Sarr, présidant la cérémonie officielle d’ouverture d’un atelier destiné au lancement de la gestion budgétaire 2026, a rappelé que le gouvernement a engagé, en 2025, une trajectoire fondée sur la “discipline budgétaire, la maîtrise des engagements, la prudence dans le financement et la priorité accordée aux politiques essentielles”.

Politique d'orientation budgétaire : l'Etat mise sur l'assainissement et la priorisation

Selon lui, la loi de finances 2026 repose sur plusieurs “exigences structurantes”, dont la maîtrise de la dépense publique, l’encadrement de l’endettement pour préserver la soutenabilité financière et le financement des priorités nationales définies par le nouveau référentiel des politiques publiques.

Bassirou Sarr a également cité comme exigence la nécessité d’améliorer la sincérité, la traçabilité et la qualité de la dépense et de poursuivre l’apurement des arriérés pour renforcer la confiance des acteurs économiques.

L’atelier destiné au lancement de la gestion budgétaire, organisée tous les ans en début d’exercice, réunit l’ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne de gestion des dépenses publiques.

“Cet exercice annuel constitue un moment privilégié d’alignement, mais également d’évaluation. Il nous offre l’opportunité de porter à la fois un regard lucide sur l’exécution de l’exercice précédent, d’en tirer les enseignements nécessaires et de poser, collectivement, les bases d’une exécution budgétaire conforme aux orientations définies par les plus hautes autorités pour l’année en cours”, a expliqué M. Sarr.

Il a rappelé que l’exercice budgétaire 2025 s’était déroulé dans un environnement marqué par “des contraintes fortes et des incertitudes persistantes”.

“Ces conditions ont mis en évidence des ajustements parfois difficiles mais nécessaires, ainsi qu’une exigence accrue de rigueur dans les choix financiers”, a affirmé le directeur de cabinet du ministre des Finances et du Budget.

Politique d'orientation budgétaire : l'Etat mise sur l'assainissement et la priorisation

Massamba Dieng, directeur général du Budget, a quant à lui souligné la nécessité de “tirer les enseignements” des contraintes et difficultés rencontrées au courant de la gestion de 2025.

“Les limites, c’est surtout en termes de célérité, il faut qu’on accélère un peu le processus de mobilisation et d’exécution de ces dépenses. Et aujourd’hui, nous avons essayé de prendre les mesures nécessaires en termes de traitement des délais au niveau de la Direction du contrôle budgétaire, de telle sorte que les dossiers qui arrivent soient traités dans les meilleurs délais”, a renseigné M. Dieng.

Il faut toutefois que “les dossiers soient de très bonne qualité” et ne “souffrent d’aucune irrégularité”, au risque d’entraîner “des lenteurs” dans l’exécution des dépenses.

“L’autre innovation de taille que nous avons introduite dans la Loi de finances initiale 2026, c’est le reclassement des dépenses de fonctionnement, notamment les acquisitions de biens et services, les transferts courants en acquisitions de biens et services, et le reclassement des transferts en capital en investissements exécutés par l’État”, a signalé Massamba Dieng.

MFD/HB/BK

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Bassirou Diomaye Faye réitère son engagement pour une justice moderne et performante

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Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réitéré jeudi son engagement ”ferme” de mettre en place une justice moderne et performante, une perspective qui, dit-il, passe nécessairement par l’appropriation des outils numériques.

“Je réitère mon engagement ferme de mettre en place une justice moderne et performante qui passe nécessairement par l’appropriation de tous les outils du numérique, non seulement par le juge, mais également par tous les acteurs de la justice”, a-t-il déclaré.

Le chef de l’Etat présidait la cérémonie de la rentrée solennelle des cours et tribunaux portant sur le thème “Le juge face au défi du numérique”.

Bassirou Diomaye Faye a insisté sur l’ambition de l’État de garantir “une justice numérique souveraine, sécurisée et inclusive, dans laquelle l’innovation technologique constitue un levier d’amélioration de l’accessibilité, de l’équité et de l’efficacité de système judiciaire”.

Il considère que le numérique est un outil capable de “juguler durablement” les défis auxquels les juges se trouvent confrontés, en termes de maîtrise du temps, pour rendre leur décision dans des délais raisonnables.

A l’en croire, tous les États, institutions ainsi que leurs administrations qui refusent de s’adapter au numérique “seront laissés inéluctablement en rade et risquent par conséquent d’être rapidement submergés et dépassés”.

“L’ambition de l’État est de garantir une justice numérique souveraine, sécurisée et inclusive, dans laquelle l’innovation technologique constitue un levier d’amélioration de l’accessibilité, de l’équité et de l’efficacité de système judiciaire”, a-t-il insisté.

Le président Faye a assuré que le numérique et l’intelligence artificielle, loin de pouvoir “porter atteinte à l’indépendance et à l’impartialité de la justice”, “doivent au contraire en être les garants et les producteurs”.

“Le numérique représente donc à la fois un défi majeur et une opportunité historique pour le juge”, a relevé le chef de l’Etat, selon lequel le ministère de la Justice s’inscrit dans “une dynamique de modernisation maîtrisée, plaçant le juge au cœur de la transformation, tout en préservant l’essence, la noblesse et l’autorité de la fonction juridictionnelle”.

Il a concédé que l’usage du numérique par le juge va impliquer “certainement une réforme de plusieurs de nos textes”, avant d’arriver à des innovations telles que “l’assignation par voie électronique, la signature électronique, les citations par voie électronique, la dématérialisation intégrale de certaines procédures pour la consultation et la délivrance de certains actes juridictionnels”.

Les interrogatoires et les confrontations à distance et le tribunal virtuel font aussi partie de ces réformes envisagées, a signalé Bassirou Diomaye Faye, avant de souligner “l’urgence d’accélérer la mise en œuvre du schéma directeur de l’usage du numérique dans la justice pour bien prendre en compte tous les facteurs à travers une connectivité sécurisée et continue, avec des machines adaptées et sécurisées”.

M. Faye a préconisé, dans le même esprit, l’adaptation des curricula de formation, la révision des référentiels éthiques et déontologiques, le renforcement de la culture de la sécurité numérique et l’appropriation des outils technologiques.

Il s’agit, en définitive, de “bâtir une justice moderne, robuste et proactive, capable de contenir, d’anticiper et de juguler les risques inhérents aux technologies de l’information et de la communication”, a conclu le chef de l’Etat.

CS/BK/OID

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Mohammed VI : ”La fraternité interafricaine reprendra naturellement”

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La fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus une fois retombée la passion née de la CAN, a affirmé le roi du Maroc Mohammed VI, assurant que ‘’rien ne saurait altérer la proximité cultivée au fil des siècles entre nos peuples africains’’ et que son pays ‘’est et restera un grand pays africain’’.

‘’Aussi, et même si cette grande fête footballistique continentale accueillie par le Royaume semble avoir été tristement entachée par l’épisode malheureux des dernières minutes du match de la finale ayant opposé les sélections nationales du Maroc et du Sénégal au cours desquelles de fâcheux incidents et de très déplorables agissements se sont produits, il n’en demeure pas moins qu’une fois la passion retombée, la fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus, car cette réussite marocaine est aussi une réussite africaine’’, a-t-il déclaré dans un communiqué.

Dans ce texte repris, jeudi, par la Magheb Arabe Presse (MAP), l’agence de presse marocaine, le souverain cherifien a insisté sur le fait que ”rien ne saurait altérer la proximité cultivée au fil des siècles entre nos peuples africains, ni la coopération fructueuse construite avec les différents pays du Continent et renforcée par des partenariats toujours plus ambitieux’’.

‘’Le Royaume du Maroc est et restera un grand pays africain, fidèle à l’esprit de fraternité, de solidarité et de respect qu’il a toujours cultivé à l’égard de son Continent. Conformément à la Vision éclairée du Souverain, le Maroc poursuivra son engagement déterminé et constant en faveur d’une Afrique unie et prospère, notamment par le partage mutuel de ses expériences, de son expertise et de son savoir-faire”, a insisté Mouhamed VI.

Il s’est également réjoui que ‘’le Maroc reste fier d’avoir offert, sur sa terre, un mois de joie populaire et d’émotion sportive, et d’avoir contribué au rayonnement de l’Afrique et de son football’’, ajoutant que ”le peuple marocain sait faire la part des choses et qu’il ne se laissera pas entrainer dans la rancœur et la discorde”.

Mouhamed VI a également tenu à ‘’particulièrement féliciter tous les citoyens, à travers les différentes villes du Royaume, de l’effort fourni et à remercier chacun pour sa belle contribution à ce succès historique, reconnu et salué de par le monde’’.

En cela, le souverain marocain adresse ses ”compliments aux millions de Marocains, femmes, hommes et enfants qui n’ont cessé de soutenir, chacun à sa manière et toujours de façon exemplaire, leur équipe nationale, aujourd’hui classée 8ème meilleure sélection mondiale’’.

Il s’agit, selon lui, d’‘’un résultat remarquable fruit notamment d’une politique sportive et infrastructurelle volontariste et de haut niveau, ainsi que du choix patriotique fait par les enfants talentueux des Marocains du monde de porter le maillot de (leur) équipe nationale et de défendre ses couleurs avec fierté et brio’’.

 ‘’Cette édition de la compétition continentale fera date, car au-delà de ses excellents résultats sportifs, elle aura permis de mesurer le bond qualitatif que le royaume a réalisé sur la voie du développement et du progrès, fruit d’une vision de long terme et d’un modèle marocain singulier et performant qui place le citoyen au centre de toutes les ambitions’’, a encore souligné Mouhamed VI.

Mercredi, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, et son homologue marocain, Aziz Akhannouch, ont appelé leurs ressortissants respectifs au calme et à l’apaisement, suite aux incidents controversés survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025.

“Nous avons convenu, ensemble, sous les hautes instructions de Sa Majesté le roi Mohammed VI et de son Excellence, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, de continuer à œuvrer, dans un esprit d’apaisement, de sérénité et de détente, à la consolidation des liens séculaires et très profonds qui unissent nos deux pays”, a notamment déclaré le chef du gouvernement sénégalais dans un message publié sur Facebook.

Les Lions du Sénégal ont remporté la CAN 2025, dimanche 18 janvier, à Rabat, après avoir battu (1-0) en finale, les Lions de l’Atlas du Maroc, au bout d’un match ponctué par des épisodes de grande tension sur le terrain et des incidents entre stadiers marocains et supporters sénégalais dans les gradins.

Les joueurs sénégalais, sous les ordres de leur sélectionneur Pape Thiaw, avaient majoritairement quitté la pelouse pour protester contre la décision de l’arbitre d’accorder un penalty au Maroc, après que celui-ci a refusé deux minutes avant un but sénégalais sur une faute jugée discutable.

L’équipe sénégalaise s’est finalement décidée à reprendre la partie. L’attaquant des Lions de l’Atlas Brahim Diaz a manqué son penalty, Pape Guèye marquant un peu plus tard le but du sacre sénégalais.

Entre déception et frustration, le scénario de cette finale a suscité des échanges tendus entre supporters marocains et sénégalais, notamment sur les réseaux sociaux.

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