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INTERNATIONALE

Gaza, 17 septembre 2025 : Une rue transformée en charnier, sous les yeux du monde

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Une rue déserte de Gaza City, jonchée de corps inertes, enfants et adultes mêlés dans la poussière et les décombres. Pas une scène d’un film catastrophe, mais une photo prise hier par un témoin local, Moha Ehssan Mahmoued. « La mort partout. L’humanité nulle part », lance un médecin sur place. Tandis que les frappes israéliennes s’intensifient, cette image brutale interroge : comment un génocide aussi filmé peut-il rester si impuni ?

## Bombardements incessants : le bilan grimpe, les civils paient le prix fort

Hier, 17 septembre, Gaza City a tremblé sous une nouvelle vague d’assauts aériens. Selon le ministère de la Santé local, au moins 63 Palestiniens ont péri ce jour-là, majoritairement dans la ville, avec des femmes et des enfants parmi les victimes. Des frappes nocturnes ont visé des quartiers densément peuplés, transformant une artère ordinaire en tombe collective. Les secouristes, débordés, évoquent des dizaines de corps récupérés sous les gravats, tandis que des familles entières sont rayées de la carte.

Le contexte ? Une offensive terrestre élargie lancée par l’armée israélienne, qui pousse des centaines de milliers de résidents vers le sud via une route côtière unique, l’al-Rashid. Mais même là, la sécurité est illusoire : des drones et hélicoptères traquent les fuyards, et des bombes pleuvent sur les zones dites « humanitaires ». Le total des morts depuis octobre 2023 dépasse les 65 000, dont plus de la moitié sont des civils – un chiffre qui explose les 60 000 de juillet dernier. A Shifa, l’hôpital principal, les morgues débordent ; les stocks de sang et de médicaments s’épuisent, aggravant une famine déjà déclarée.

Ces attaques ne sont pas isolées. Elles s’inscrivent dans une escalade post-trêve : après un cessez-le-feu fragile en mars, Israël a repris ses opérations pour « éliminer Hamas », justifiant des évacuations massives. Pourtant, les ordres d’exode, censés protéger, mènent souvent à plus de chaos – embouteillages mortels, frappes sur les convois. Résultat : une population piégée, où fuir équivaut à un pari russe avec la mort.

## Un « génocide documenté » : images vs. déni international

Le Dr Safa, cité dans le message accompagnant la photo, n’hésite pas : c’est « le génocide le plus documenté de l’histoire, et aussi le plus nié ». Des milliers de clichés, vidéos et témoignages affluent sur les réseaux – comme cette image de rue ensanglantée, partagée massivement, ou des posts décrivant des enfants démembrés par des missiles. Amnesty International et d’autres ONG pointent des destructions systématiques, comme le nivellement total de quartiers entiers en mai dernier, qualifié de « génocide » par des analyses satellites.

Critiquement, ce déni n’est pas anodin. Israël invoque la légitime défense post-7 octobre 2023, où 1 200 Israéliens ont péri. Mais des enquêtes, comme celle du Guardian en mai 2025, révèlent que 83 % des victimes palestiniennes sont des civils – un ratio effroyable, comparable à Srebrenica ou au Rwanda. L’ONU et des États comme la Norvège dénoncent des « tragédies » et appellent à l’arrêt des hostilités. Pourtant, les livraisons d’armes US persistent, et les enquêtes internationales piétinent. Ce paradoxe – hyper-visibilité numérique, invisibilité politique – expose un monde qui regarde, mais n’agit pas.

## Une voix au milieu du chaos : pourquoi ces images nous obligent à choisir

Face à cette horreur, on ne peut rester neutre. Personnellement, ces corps alignés comme dans un holocauste moderne me hantent : ils ne sont pas des statistiques, mais des vies volées à la hâte, des familles pulvérisées pour un « objectif militaire » vague. Le gouvernement israélien promet de « brûler Gaza » pour éradiquer Hamas, mais à quel prix ? Je questionne : et si la « sécurité » invoquée masquait une volonté d’expulsion ? Les posts sur X, comme ceux décrivant des bébés mutilés pendant leur repas, hurlent une vérité : ignorer cela, c’est complice. Il faut exiger des audits indépendants, geler les armes, et amplifier ces voix locales. Sinon, on perpétue le silence.

## Échos mondiaux : quand Gaza reflète les fractures globales

Ce cauchemar n’est pas confiné à Gaza. Au Yémen, les Houthis ripostent avec des frappes sur Israël, élargissant le conflit ; en Cisjordanie, les colons s’enhardissent. A l’échelle internationale, l’Union européenne divisée – l’Espagne condamne, l’Allemagne hésite – et les USA bloquent des résolutions ONU. Comparez à l’Ukraine : là, les images d’atrocités déclenchent des milliards d’aide ; ici, elles divisent. Cette inégalité criante questionne notre « humanité » : Gaza comme laboratoire du déni postcolonial, où le droit international s’applique à géométrie variable.

Ces corps dans la poussière ne sont pas un épilogue, mais un cri strident : dans un monde câblé pour tout voir, le vrai scandale est notre capacité à détourner les yeux. Si l’histoire juge les témoins muets, que dirons-nous demain ?

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ACTUALITE

Bassirou Diomaye Faye réitère son engagement pour une justice moderne et performante

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Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réitéré jeudi son engagement ”ferme” de mettre en place une justice moderne et performante, une perspective qui, dit-il, passe nécessairement par l’appropriation des outils numériques.

“Je réitère mon engagement ferme de mettre en place une justice moderne et performante qui passe nécessairement par l’appropriation de tous les outils du numérique, non seulement par le juge, mais également par tous les acteurs de la justice”, a-t-il déclaré.

Le chef de l’Etat présidait la cérémonie de la rentrée solennelle des cours et tribunaux portant sur le thème “Le juge face au défi du numérique”.

Bassirou Diomaye Faye a insisté sur l’ambition de l’État de garantir “une justice numérique souveraine, sécurisée et inclusive, dans laquelle l’innovation technologique constitue un levier d’amélioration de l’accessibilité, de l’équité et de l’efficacité de système judiciaire”.

Il considère que le numérique est un outil capable de “juguler durablement” les défis auxquels les juges se trouvent confrontés, en termes de maîtrise du temps, pour rendre leur décision dans des délais raisonnables.

A l’en croire, tous les États, institutions ainsi que leurs administrations qui refusent de s’adapter au numérique “seront laissés inéluctablement en rade et risquent par conséquent d’être rapidement submergés et dépassés”.

“L’ambition de l’État est de garantir une justice numérique souveraine, sécurisée et inclusive, dans laquelle l’innovation technologique constitue un levier d’amélioration de l’accessibilité, de l’équité et de l’efficacité de système judiciaire”, a-t-il insisté.

Le président Faye a assuré que le numérique et l’intelligence artificielle, loin de pouvoir “porter atteinte à l’indépendance et à l’impartialité de la justice”, “doivent au contraire en être les garants et les producteurs”.

“Le numérique représente donc à la fois un défi majeur et une opportunité historique pour le juge”, a relevé le chef de l’Etat, selon lequel le ministère de la Justice s’inscrit dans “une dynamique de modernisation maîtrisée, plaçant le juge au cœur de la transformation, tout en préservant l’essence, la noblesse et l’autorité de la fonction juridictionnelle”.

Il a concédé que l’usage du numérique par le juge va impliquer “certainement une réforme de plusieurs de nos textes”, avant d’arriver à des innovations telles que “l’assignation par voie électronique, la signature électronique, les citations par voie électronique, la dématérialisation intégrale de certaines procédures pour la consultation et la délivrance de certains actes juridictionnels”.

Les interrogatoires et les confrontations à distance et le tribunal virtuel font aussi partie de ces réformes envisagées, a signalé Bassirou Diomaye Faye, avant de souligner “l’urgence d’accélérer la mise en œuvre du schéma directeur de l’usage du numérique dans la justice pour bien prendre en compte tous les facteurs à travers une connectivité sécurisée et continue, avec des machines adaptées et sécurisées”.

M. Faye a préconisé, dans le même esprit, l’adaptation des curricula de formation, la révision des référentiels éthiques et déontologiques, le renforcement de la culture de la sécurité numérique et l’appropriation des outils technologiques.

Il s’agit, en définitive, de “bâtir une justice moderne, robuste et proactive, capable de contenir, d’anticiper et de juguler les risques inhérents aux technologies de l’information et de la communication”, a conclu le chef de l’Etat.

CS/BK/OID

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ACTUALITE

Mohammed VI : ”La fraternité interafricaine reprendra naturellement”

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La fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus une fois retombée la passion née de la CAN, a affirmé le roi du Maroc Mohammed VI, assurant que ‘’rien ne saurait altérer la proximité cultivée au fil des siècles entre nos peuples africains’’ et que son pays ‘’est et restera un grand pays africain’’.

‘’Aussi, et même si cette grande fête footballistique continentale accueillie par le Royaume semble avoir été tristement entachée par l’épisode malheureux des dernières minutes du match de la finale ayant opposé les sélections nationales du Maroc et du Sénégal au cours desquelles de fâcheux incidents et de très déplorables agissements se sont produits, il n’en demeure pas moins qu’une fois la passion retombée, la fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus, car cette réussite marocaine est aussi une réussite africaine’’, a-t-il déclaré dans un communiqué.

Dans ce texte repris, jeudi, par la Magheb Arabe Presse (MAP), l’agence de presse marocaine, le souverain cherifien a insisté sur le fait que ”rien ne saurait altérer la proximité cultivée au fil des siècles entre nos peuples africains, ni la coopération fructueuse construite avec les différents pays du Continent et renforcée par des partenariats toujours plus ambitieux’’.

‘’Le Royaume du Maroc est et restera un grand pays africain, fidèle à l’esprit de fraternité, de solidarité et de respect qu’il a toujours cultivé à l’égard de son Continent. Conformément à la Vision éclairée du Souverain, le Maroc poursuivra son engagement déterminé et constant en faveur d’une Afrique unie et prospère, notamment par le partage mutuel de ses expériences, de son expertise et de son savoir-faire”, a insisté Mouhamed VI.

Il s’est également réjoui que ‘’le Maroc reste fier d’avoir offert, sur sa terre, un mois de joie populaire et d’émotion sportive, et d’avoir contribué au rayonnement de l’Afrique et de son football’’, ajoutant que ”le peuple marocain sait faire la part des choses et qu’il ne se laissera pas entrainer dans la rancœur et la discorde”.

Mouhamed VI a également tenu à ‘’particulièrement féliciter tous les citoyens, à travers les différentes villes du Royaume, de l’effort fourni et à remercier chacun pour sa belle contribution à ce succès historique, reconnu et salué de par le monde’’.

En cela, le souverain marocain adresse ses ”compliments aux millions de Marocains, femmes, hommes et enfants qui n’ont cessé de soutenir, chacun à sa manière et toujours de façon exemplaire, leur équipe nationale, aujourd’hui classée 8ème meilleure sélection mondiale’’.

Il s’agit, selon lui, d’‘’un résultat remarquable fruit notamment d’une politique sportive et infrastructurelle volontariste et de haut niveau, ainsi que du choix patriotique fait par les enfants talentueux des Marocains du monde de porter le maillot de (leur) équipe nationale et de défendre ses couleurs avec fierté et brio’’.

 ‘’Cette édition de la compétition continentale fera date, car au-delà de ses excellents résultats sportifs, elle aura permis de mesurer le bond qualitatif que le royaume a réalisé sur la voie du développement et du progrès, fruit d’une vision de long terme et d’un modèle marocain singulier et performant qui place le citoyen au centre de toutes les ambitions’’, a encore souligné Mouhamed VI.

Mercredi, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, et son homologue marocain, Aziz Akhannouch, ont appelé leurs ressortissants respectifs au calme et à l’apaisement, suite aux incidents controversés survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025.

“Nous avons convenu, ensemble, sous les hautes instructions de Sa Majesté le roi Mohammed VI et de son Excellence, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, de continuer à œuvrer, dans un esprit d’apaisement, de sérénité et de détente, à la consolidation des liens séculaires et très profonds qui unissent nos deux pays”, a notamment déclaré le chef du gouvernement sénégalais dans un message publié sur Facebook.

Les Lions du Sénégal ont remporté la CAN 2025, dimanche 18 janvier, à Rabat, après avoir battu (1-0) en finale, les Lions de l’Atlas du Maroc, au bout d’un match ponctué par des épisodes de grande tension sur le terrain et des incidents entre stadiers marocains et supporters sénégalais dans les gradins.

Les joueurs sénégalais, sous les ordres de leur sélectionneur Pape Thiaw, avaient majoritairement quitté la pelouse pour protester contre la décision de l’arbitre d’accorder un penalty au Maroc, après que celui-ci a refusé deux minutes avant un but sénégalais sur une faute jugée discutable.

L’équipe sénégalaise s’est finalement décidée à reprendre la partie. L’attaquant des Lions de l’Atlas Brahim Diaz a manqué son penalty, Pape Guèye marquant un peu plus tard le but du sacre sénégalais.

Entre déception et frustration, le scénario de cette finale a suscité des échanges tendus entre supporters marocains et sénégalais, notamment sur les réseaux sociaux.

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FMI : le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit la nouvelle cheffe de mission pour le Sénégal

FMI : le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit la nouvelle cheffe de mission pour le Sénégal

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Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce mercredi 21 janvier 2026, au Palais de la République, la nouvelle cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Sénégal, Mme Mercedes Vera Martin.

Au cours de cette audience, Mme Vera Martin a salué les progrès enregistrés dans les discussions en cours, en vue de la conclusion d’un nouveau programme de coopération entre le Sénégal et le FMI.

Cette rencontre témoigne de la volonté du Sénégal de renforcer ses relations avec ses partenaires internationaux et de poursuivre la stabilité et le développement économique du pays.

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