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INTERNATIONALE

President Diomaye Faye joue l’équilibriste : un entretien France 24 qui désamorce les pièges

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À peine installé dans son costume d’État, face à un journaliste affûté qui tend des hameçons sur la dette, la justice et le terrorisme. À New York, en marge de l’ONU, Bassirou Diomaye Faye se prête au jeu de France 24 ce 26 septembre 2025, et en sort la tête haute, sans un accroc. Mais derrière cette prestation maîtrisée, c’est tout un Sénégal en rodage qui se dessine : un pays qui veut tourner la page sans rompre les fils.

L’entretien, diffusé en direct depuis les couloirs de l’Assemblée générale, déroule un tapis de questions piégées. D’abord, la dette « cachée », ce boulet hérité de l’ère Sall, gonflé à plus de 70 % du PIB selon les nouveaux calculs officiels. Faye balaie les soupçons de manipulation comptable avec une fermeté policée : la justice tranchera, mais pas sur un coup de tête politique. « Je fais toujours la différence entre se faire justice et rendre la justice », lâche-t-il, évoquant même l’ex-président Macky Sall sans l’indexer. Sur le terrorisme, alors que les frontières maliennes fument, il refuse le piège d’une alerte rouge : « Tous les pays sont concernés », plaide-t-il pour une riposte collective, loin d’un aveu de vulnérabilité nationale. Et sur les excuses aux victimes des violences post-électorales ? « Elles sont importantes », admet-il, un geste rare qui humanise un mandat encore frais. Ces réponses, ciselées pour éviter les faux pas, tracent le portrait d’un dirigeant qui sait naviguer entre souveraineté et diplomatie, dans un contexte où les finances publiques grincent et les syndicats grognent.

Mais creusons un peu : cette interview n’est pas qu’un exercice de style. Elle révèle un gouvernement qui marche sur des œufs, coincé entre promesses de rupture et réalités budgétaires. Faye, élu sur un souffle anti-corruption et panafricain, évite habilement les attaques frontales contre son prédécesseur, tout en pressant le FMI d’accélérer ses audits. C’est malin, mais ça sent la prudence forcée : avec une croissance en berne et des réformes sociales en attente, ce discours « équilibré » pourrait masquer un immobilisme déguisé en sagesse. Et si, au fond, ces esquives étaient le signe d’un pouvoir trop jeune pour frapper fort, préférant les mots aux actes ?

De mon côté, j’y lis une astuce bien sentie : Faye transforme un entretien risqué en vitrine pour son « New Deal » avec la France, évoquant des partenariats « équilibrés » sans claquer la porte. Pourquoi pas ? Ça colle à un Sénégal qui rêve de s’émanciper sans s’isoler. Mais je m’interroge : cette modération calculée tiendra-t-elle face aux prochaines tempêtes judiciaires ou aux factures impayées ? Un président qui promet l’État de droit sans l’imposer d’un claquement de doigts risque de frustrer une jeunesse qui l’a porté au pouvoir pour secouer le cocotier.

Ce ballet diplomatique n’est pas l’apanage de Dakar. Pensez à Luiz Inácio Lula au Brésil, qui, revenu au pouvoir en 2023, a dû justifier son héritage Bolsonaro sur CNN sans verser dans la vendetta, optant pour une « paix armée » qui a stabilisé les marchés. Ou à Cyril Ramaphosa en Afrique du Sud, piégé sur BBC par les scandales Zuma, et qui, comme Faye, a misé sur l’unité pour masquer les fissures économiques. À l’échelle mondiale, ces duels télévisés deviennent des arènes où les leaders émergents testent leur maturité : dans un continent secoué par les transitions, refuser le piège populiste est une victoire en soi, mais elle exige des preuves sur le terrain.

Sous les flashs new-yorkais, Faye quitte le plateau avec un sourire en coin, laissant planer l’idée d’un Sénégal qui avance masqué. Reste à voir si cette élégance rhétorique se muera en actes concrets, ou si elle ne sera qu’un mirage dans le désert des bonnes intentions, avant que les ombres du passé ne rattrapent le train de l’avenir.

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Bassirou Diomaye Faye réitère son engagement pour une justice moderne et performante

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Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réitéré jeudi son engagement ”ferme” de mettre en place une justice moderne et performante, une perspective qui, dit-il, passe nécessairement par l’appropriation des outils numériques.

“Je réitère mon engagement ferme de mettre en place une justice moderne et performante qui passe nécessairement par l’appropriation de tous les outils du numérique, non seulement par le juge, mais également par tous les acteurs de la justice”, a-t-il déclaré.

Le chef de l’Etat présidait la cérémonie de la rentrée solennelle des cours et tribunaux portant sur le thème “Le juge face au défi du numérique”.

Bassirou Diomaye Faye a insisté sur l’ambition de l’État de garantir “une justice numérique souveraine, sécurisée et inclusive, dans laquelle l’innovation technologique constitue un levier d’amélioration de l’accessibilité, de l’équité et de l’efficacité de système judiciaire”.

Il considère que le numérique est un outil capable de “juguler durablement” les défis auxquels les juges se trouvent confrontés, en termes de maîtrise du temps, pour rendre leur décision dans des délais raisonnables.

A l’en croire, tous les États, institutions ainsi que leurs administrations qui refusent de s’adapter au numérique “seront laissés inéluctablement en rade et risquent par conséquent d’être rapidement submergés et dépassés”.

“L’ambition de l’État est de garantir une justice numérique souveraine, sécurisée et inclusive, dans laquelle l’innovation technologique constitue un levier d’amélioration de l’accessibilité, de l’équité et de l’efficacité de système judiciaire”, a-t-il insisté.

Le président Faye a assuré que le numérique et l’intelligence artificielle, loin de pouvoir “porter atteinte à l’indépendance et à l’impartialité de la justice”, “doivent au contraire en être les garants et les producteurs”.

“Le numérique représente donc à la fois un défi majeur et une opportunité historique pour le juge”, a relevé le chef de l’Etat, selon lequel le ministère de la Justice s’inscrit dans “une dynamique de modernisation maîtrisée, plaçant le juge au cœur de la transformation, tout en préservant l’essence, la noblesse et l’autorité de la fonction juridictionnelle”.

Il a concédé que l’usage du numérique par le juge va impliquer “certainement une réforme de plusieurs de nos textes”, avant d’arriver à des innovations telles que “l’assignation par voie électronique, la signature électronique, les citations par voie électronique, la dématérialisation intégrale de certaines procédures pour la consultation et la délivrance de certains actes juridictionnels”.

Les interrogatoires et les confrontations à distance et le tribunal virtuel font aussi partie de ces réformes envisagées, a signalé Bassirou Diomaye Faye, avant de souligner “l’urgence d’accélérer la mise en œuvre du schéma directeur de l’usage du numérique dans la justice pour bien prendre en compte tous les facteurs à travers une connectivité sécurisée et continue, avec des machines adaptées et sécurisées”.

M. Faye a préconisé, dans le même esprit, l’adaptation des curricula de formation, la révision des référentiels éthiques et déontologiques, le renforcement de la culture de la sécurité numérique et l’appropriation des outils technologiques.

Il s’agit, en définitive, de “bâtir une justice moderne, robuste et proactive, capable de contenir, d’anticiper et de juguler les risques inhérents aux technologies de l’information et de la communication”, a conclu le chef de l’Etat.

CS/BK/OID

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ACTUALITE

Mohammed VI : ”La fraternité interafricaine reprendra naturellement”

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La fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus une fois retombée la passion née de la CAN, a affirmé le roi du Maroc Mohammed VI, assurant que ‘’rien ne saurait altérer la proximité cultivée au fil des siècles entre nos peuples africains’’ et que son pays ‘’est et restera un grand pays africain’’.

‘’Aussi, et même si cette grande fête footballistique continentale accueillie par le Royaume semble avoir été tristement entachée par l’épisode malheureux des dernières minutes du match de la finale ayant opposé les sélections nationales du Maroc et du Sénégal au cours desquelles de fâcheux incidents et de très déplorables agissements se sont produits, il n’en demeure pas moins qu’une fois la passion retombée, la fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus, car cette réussite marocaine est aussi une réussite africaine’’, a-t-il déclaré dans un communiqué.

Dans ce texte repris, jeudi, par la Magheb Arabe Presse (MAP), l’agence de presse marocaine, le souverain cherifien a insisté sur le fait que ”rien ne saurait altérer la proximité cultivée au fil des siècles entre nos peuples africains, ni la coopération fructueuse construite avec les différents pays du Continent et renforcée par des partenariats toujours plus ambitieux’’.

‘’Le Royaume du Maroc est et restera un grand pays africain, fidèle à l’esprit de fraternité, de solidarité et de respect qu’il a toujours cultivé à l’égard de son Continent. Conformément à la Vision éclairée du Souverain, le Maroc poursuivra son engagement déterminé et constant en faveur d’une Afrique unie et prospère, notamment par le partage mutuel de ses expériences, de son expertise et de son savoir-faire”, a insisté Mouhamed VI.

Il s’est également réjoui que ‘’le Maroc reste fier d’avoir offert, sur sa terre, un mois de joie populaire et d’émotion sportive, et d’avoir contribué au rayonnement de l’Afrique et de son football’’, ajoutant que ”le peuple marocain sait faire la part des choses et qu’il ne se laissera pas entrainer dans la rancœur et la discorde”.

Mouhamed VI a également tenu à ‘’particulièrement féliciter tous les citoyens, à travers les différentes villes du Royaume, de l’effort fourni et à remercier chacun pour sa belle contribution à ce succès historique, reconnu et salué de par le monde’’.

En cela, le souverain marocain adresse ses ”compliments aux millions de Marocains, femmes, hommes et enfants qui n’ont cessé de soutenir, chacun à sa manière et toujours de façon exemplaire, leur équipe nationale, aujourd’hui classée 8ème meilleure sélection mondiale’’.

Il s’agit, selon lui, d’‘’un résultat remarquable fruit notamment d’une politique sportive et infrastructurelle volontariste et de haut niveau, ainsi que du choix patriotique fait par les enfants talentueux des Marocains du monde de porter le maillot de (leur) équipe nationale et de défendre ses couleurs avec fierté et brio’’.

 ‘’Cette édition de la compétition continentale fera date, car au-delà de ses excellents résultats sportifs, elle aura permis de mesurer le bond qualitatif que le royaume a réalisé sur la voie du développement et du progrès, fruit d’une vision de long terme et d’un modèle marocain singulier et performant qui place le citoyen au centre de toutes les ambitions’’, a encore souligné Mouhamed VI.

Mercredi, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, et son homologue marocain, Aziz Akhannouch, ont appelé leurs ressortissants respectifs au calme et à l’apaisement, suite aux incidents controversés survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025.

“Nous avons convenu, ensemble, sous les hautes instructions de Sa Majesté le roi Mohammed VI et de son Excellence, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, de continuer à œuvrer, dans un esprit d’apaisement, de sérénité et de détente, à la consolidation des liens séculaires et très profonds qui unissent nos deux pays”, a notamment déclaré le chef du gouvernement sénégalais dans un message publié sur Facebook.

Les Lions du Sénégal ont remporté la CAN 2025, dimanche 18 janvier, à Rabat, après avoir battu (1-0) en finale, les Lions de l’Atlas du Maroc, au bout d’un match ponctué par des épisodes de grande tension sur le terrain et des incidents entre stadiers marocains et supporters sénégalais dans les gradins.

Les joueurs sénégalais, sous les ordres de leur sélectionneur Pape Thiaw, avaient majoritairement quitté la pelouse pour protester contre la décision de l’arbitre d’accorder un penalty au Maroc, après que celui-ci a refusé deux minutes avant un but sénégalais sur une faute jugée discutable.

L’équipe sénégalaise s’est finalement décidée à reprendre la partie. L’attaquant des Lions de l’Atlas Brahim Diaz a manqué son penalty, Pape Guèye marquant un peu plus tard le but du sacre sénégalais.

Entre déception et frustration, le scénario de cette finale a suscité des échanges tendus entre supporters marocains et sénégalais, notamment sur les réseaux sociaux.

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FMI : le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit la nouvelle cheffe de mission pour le Sénégal

FMI : le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit la nouvelle cheffe de mission pour le Sénégal

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Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce mercredi 21 janvier 2026, au Palais de la République, la nouvelle cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Sénégal, Mme Mercedes Vera Martin.

Au cours de cette audience, Mme Vera Martin a salué les progrès enregistrés dans les discussions en cours, en vue de la conclusion d’un nouveau programme de coopération entre le Sénégal et le FMI.

Cette rencontre témoigne de la volonté du Sénégal de renforcer ses relations avec ses partenaires internationaux et de poursuivre la stabilité et le développement économique du pays.

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