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Souvrenaineté ou Servitude économique: le choix du Sénégal (Par Modou NDIAYE Économiste-Chercheur)

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Dans le contexte mondial actuel marqué par des mutations économiques profondes, la question de la souveraineté nationale occupe une place centrale dans les débats sur le développement. De nombreux pays du Sud, et particulièrement le Sénégal, cherchent à affirmer leur autonomie face aux contraintes imposées par les institutions financières internationales et les dynamiques de la mondialisation. Cette aspiration traduit une volonté légitime de reprendre le contrôle des leviers économiques fondamentaux et de bâtir un modèle de développement véritablement endogène. Cependant, la souveraineté économique ne peut être réduite à un simple slogan politique ou à une revendication symbolique. Elle repose sur trois piliers indissociables : la souveraineté monétaire, la maîtrise du système financier et la maîtrise effective des ressources nationales. Sans ces trois fondements essentiels, aucune indépendance économique réelle ne saurait être envisagée.

Depuis l’indépendance, le Sénégal, à l’instar de nombreux pays africains, reste pris dans l’étau des institutions dites de Bretton Woods, notamment le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. Ces institutions, créées à l’issue de la Seconde Guerre mondiale pour stabiliser le système monétaire international, se présentent comme des partenaires de développement. Pourtant, leur action réelle en Afrique a rarement conduit à l’essor économique des nations. En plus d’imposer des politiques d’austérité et de privatisation, elles ont enfermé les économies africaines dans un modèle de dépendance structurelle, réduisant leur marge de manœuvre politique et budgétaire. Aucun pays n’a jamais atteint un développement durable sous la tutelle du FMI ou de la Banque mondiale ; au contraire, leurs « programmes d’ajustement structurel » ont souvent accentué la pauvreté, détruit les services publics et fragilisé les États. Ces institutions ne développent pas les pays, elles les maintiennent dans un état de fragilité et de sujétion financière.

Le modèle économique du Sénégal reste profondément influencé par ces mécanismes. Certes, le pays affiche une vitalité macroéconomique et un dynamisme entrepreneurial indéniables, mais ces progrès demeurent précaires tant qu’ils reposent sur des équilibres dictés de l’extérieur. Les politiques économiques inspirées par les institutions de Bretton Woods privilégient la stabilité comptable au détriment du développement endogène. Or, sans souveraineté monétaire, contrôle du système financier, et maîtrise des ressources naturelles et stratégiques, le Sénégal ne peut orienter son destin économique de manière autonome.

À cela s’ajoute un autre instrument de domination : les agences de notation internationales. Présentées comme neutres et objectives, elles agissent en réalité comme des prolongements des institutions financières globales. Leurs évaluations reposent davantage sur des perceptions et des considérations politiques que sur des critères économiques réels. La preuve en est donnée par la récente dégradation de la note du Sénégal, intervenue alors même que le pays a démontré sa capacité à mobiliser ses ressources internes et à susciter la confiance des marchés.

En septembre 2025, le Sénégal a lancé pour la troisième fois une opération d’Appel public à l’épargne (APE) visant à lever 300 milliards de francs CFA. Le résultat a dépassé toutes les attentes : 450 milliards ont été mobilisés, soit un taux de souscription de 150 %. Ce succès éclatant traduit la confiance des investisseurs nationaux et régionaux dans la solidité de l’économie sénégalaise. Quelques jours plus tard, le Forum de l’investissement du Sénégal, tenu à Diamniadio, s’est soldé par des promesses d’investissement atteignant plus de 23 milliards de dollars (plus de 13200 milliards de francs CFA), avec la signature de 51 accords de partenariat représentant. Ces chiffres démontrent qu’un pays capable de mobiliser ses propres forces économiques n’a pas besoin du regard condescendant des agences internationales pour évaluer sa crédibilité.

Et pourtant, malgré ces signaux positifs, la note souveraine du Sénégal a été abaissée. Ce paradoxe illustre à quel point ces institutions ne jugent pas un pays sur la base de ses performances réelles, mais selon sa dépendance au système financier international. Un pays sans souveraineté monétaire, sans contrôle sur son système financier et sans maîtrise de ses ressources reste vulnérable à des jugements arbitraires. À l’inverse, les grandes puissances comme les États-Unis, la Chine ou le Japon peuvent voir leurs notes dégradées sans que cela n’affecte leur économie, car elles disposent de leurs propres monnaies, de systèmes financiers autonomes et d’un contrôle total sur leurs ressources. De même, des nations plus modestes mais souveraines, comme le Botswana ou l’Algérie, montrent que la stabilité économique repose avant tout sur la maîtrise nationale de la monnaie et des ressources stratégiques.

La leçon est claire : tant que le Sénégal ne possédera pas sa propre monnaie, son propre système financier et une pleine maîtrise de ses ressources naturelles, il ne pourra pas prétendre à la souveraineté économique. Le franc CFA, instrument monétaire hérité de la colonisation et arrimé à l’euro, limite la capacité du pays à orienter sa politique économique. Cette dépendance monétaire contraint la politique budgétaire, bride l’investissement productif et empêche la création d’une économie autonome. Sans une réforme profonde de cette structure, toute ambition de développement souverain restera un mirage.

Il est donc illusoire de croire qu’un discours populiste ou des slogans nationalistes suffiront à libérer le pays de cette tutelle. Le populisme, en exaltant la rupture immédiate avec les institutions financières internationales, risque de détourner l’attention des véritables leviers de transformation : la construction progressive d’un système monétaire national, le renforcement des institutions financières publiques, et la valorisation des ressources locales. La souveraineté ne se proclame pas, elle se bâtit méthodiquement. Elle exige des stratégies claires, un leadership lucide et une mobilisation durable des énergies nationales.

Force est de constater que les institutions de Bretton Woods ne sauraient, en aucune circonstance, constituer un moteur de développement pour un pays. Leur logique n’est pas orientée vers l’émancipation économique des nations, mais vers le maintien d’un ordre financier international fondé sur le contrôle et la dépendance. Ces institutions imposent des politiques d’austérité, prescrivent des réformes structurelles qui favorisent les intérêts des multinationales et réduisent la capacité des États à protéger leurs populations et à investir durablement dans le développement national. Dans ces conditions, le Sénégal, avec le modèle économique qui est actuellement le sien, ne peut échapper à cette domination. Les discours politiques, aussi ambitieux soient-ils, ne suffiront pas à inverser cette réalité ; ils risquent même de l’aggraver, dans la mesure où ces institutions savent pertinemment que le pays ne dispose pas encore des instruments financiers nécessaires pour assurer son propre développement. Ainsi, pour se libérer de ces contraintes et sortir durablement du carcan imposé par les institutions de Bretton Woods, le Sénégal doit concevoir et mettre en œuvre un modèle économique autonome, fondé sur la souveraineté monétaire, la souveraineté financière et la maîtrise intégrale de ses ressources naturelles et stratégiques.

Cela ne signifie pas un isolement du monde, mais une réorganisation du rapport au monde. Le Sénégal ne doit pas se retirer des échanges internationaux, mais repenser la manière dont il y participe, en fonction de ses propres intérêts. Dans cette perspective, la pensée de Samir Amin sur la déconnexion garde toute sa pertinence. Il ne s’agit pas de rompre brutalement avec l’économie mondiale, mais de se désengager sélectivement des mécanismes de dépendance pour reconstruire un développement fondé sur la logique interne du pays. L’État doit redevenir le moteur de l’investissement productif, orienter les politiques industrielles, protéger les secteurs stratégiques et encadrer les flux financiers. La création d’instruments nationaux de financement, comme des banques publiques solides, un fonds souverain ou des marchés de capitaux locaux, constitue une étape essentielle vers cette déconnexion constructive. Parallèlement, la gestion des ressources naturelles telles que le pétrole, le gaz, les minerais, l’agriculture et la pêche doit être repensée pour que la valeur créée reste dans le pays et serve directement le développement national.

Le Sénégal dispose de tous les atouts pour réussir cette mutation : une jeunesse dynamique, un potentiel agricole et minier considérable, une position géographique stratégique et une stabilité politique enviable. Ce qu’il lui manque encore, c’est une véritable souveraineté économique, construite sur la maîtrise des leviers essentiels. Tant que le pays continuera à dépendre d’une monnaie contrôlée de l’extérieur, d’un système financier tourné vers l’extérieur, et d’une exploitation de ses ressources dictée par des intérêts étrangers, il ne pourra pas rompre avec la logique de dépendance.

Cependant, le combat pour la souveraineté n’est pas une revendication romantique, c’est une exigence de survie nationale. Il s’agit de reconquérir le pouvoir de décider librement des orientations économiques, de protéger la richesse nationale et de garantir que les fruits de la croissance bénéficient d’abord au peuple sénégalais. La souveraineté monétaire, financière et économique est le socle du développement véritable, celui qui ne dépend pas des humeurs des agences de notation ni des injonctions du FMI.

Pour terminer, il faut dire clairement que le Sénégal n’a pas à quémander sa souveraineté. Il doit l’imposer par la stratégie, la cohérence et la détermination. Aucun pays ne s’est développé sous tutelle étrangère, et aucun ne le fera. Le développement naît de la liberté économique, de la confiance en soi et de la maîtrise de ses propres leviers. Tant que le Sénégal ne possédera pas sa monnaie, son système financier et ses ressources, il restera dépendant, quelle que soit la beauté de son discours politique. Mais le jour où il aura reconquis ces trois piliers fondamentaux, aucune institution internationale, aucune agence de notation, aucun diktat extérieur ne pourra entraver son chemin vers une prospérité souveraine et durable.

Modou N’DIAYE

Économiste / Chercheur

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Politique d’orientation budgétaire : l’Etat mise sur l’assainissement et la priorisation

Politique d’orientation budgétaire : l’Etat mise sur l’assainissement et la priorisation

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Dakar, 22 jan (APS) – Le budget de l’Etat pour l’exercice 2026 s’inscrit dans la continuité d’une dynamique de redressement et de transformation, avec comme objectif l’assainissement des finances publiques et la priorisation des ressources, a déclaré, jeudi, à Dakar, Bassirou Sarr, directeur de cabinet du ministre des Finances et du Budget.

“Le budget 2026 s’inscrit dans la continuité de cette dynamique de redressement et de transformation. Il traduit une orientation politique claire : assainir durablement les finances publiques et affecter les ressources disponibles aux politiques prioritaires”, a-t-il dit.

M. Sarr, présidant la cérémonie officielle d’ouverture d’un atelier destiné au lancement de la gestion budgétaire 2026, a rappelé que le gouvernement a engagé, en 2025, une trajectoire fondée sur la “discipline budgétaire, la maîtrise des engagements, la prudence dans le financement et la priorité accordée aux politiques essentielles”.

Politique d'orientation budgétaire : l'Etat mise sur l'assainissement et la priorisation

Selon lui, la loi de finances 2026 repose sur plusieurs “exigences structurantes”, dont la maîtrise de la dépense publique, l’encadrement de l’endettement pour préserver la soutenabilité financière et le financement des priorités nationales définies par le nouveau référentiel des politiques publiques.

Bassirou Sarr a également cité comme exigence la nécessité d’améliorer la sincérité, la traçabilité et la qualité de la dépense et de poursuivre l’apurement des arriérés pour renforcer la confiance des acteurs économiques.

L’atelier destiné au lancement de la gestion budgétaire, organisée tous les ans en début d’exercice, réunit l’ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne de gestion des dépenses publiques.

“Cet exercice annuel constitue un moment privilégié d’alignement, mais également d’évaluation. Il nous offre l’opportunité de porter à la fois un regard lucide sur l’exécution de l’exercice précédent, d’en tirer les enseignements nécessaires et de poser, collectivement, les bases d’une exécution budgétaire conforme aux orientations définies par les plus hautes autorités pour l’année en cours”, a expliqué M. Sarr.

Il a rappelé que l’exercice budgétaire 2025 s’était déroulé dans un environnement marqué par “des contraintes fortes et des incertitudes persistantes”.

“Ces conditions ont mis en évidence des ajustements parfois difficiles mais nécessaires, ainsi qu’une exigence accrue de rigueur dans les choix financiers”, a affirmé le directeur de cabinet du ministre des Finances et du Budget.

Politique d'orientation budgétaire : l'Etat mise sur l'assainissement et la priorisation

Massamba Dieng, directeur général du Budget, a quant à lui souligné la nécessité de “tirer les enseignements” des contraintes et difficultés rencontrées au courant de la gestion de 2025.

“Les limites, c’est surtout en termes de célérité, il faut qu’on accélère un peu le processus de mobilisation et d’exécution de ces dépenses. Et aujourd’hui, nous avons essayé de prendre les mesures nécessaires en termes de traitement des délais au niveau de la Direction du contrôle budgétaire, de telle sorte que les dossiers qui arrivent soient traités dans les meilleurs délais”, a renseigné M. Dieng.

Il faut toutefois que “les dossiers soient de très bonne qualité” et ne “souffrent d’aucune irrégularité”, au risque d’entraîner “des lenteurs” dans l’exécution des dépenses.

“L’autre innovation de taille que nous avons introduite dans la Loi de finances initiale 2026, c’est le reclassement des dépenses de fonctionnement, notamment les acquisitions de biens et services, les transferts courants en acquisitions de biens et services, et le reclassement des transferts en capital en investissements exécutés par l’État”, a signalé Massamba Dieng.

MFD/HB/BK

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Bassirou Diomaye Faye réitère son engagement pour une justice moderne et performante

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Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réitéré jeudi son engagement ”ferme” de mettre en place une justice moderne et performante, une perspective qui, dit-il, passe nécessairement par l’appropriation des outils numériques.

“Je réitère mon engagement ferme de mettre en place une justice moderne et performante qui passe nécessairement par l’appropriation de tous les outils du numérique, non seulement par le juge, mais également par tous les acteurs de la justice”, a-t-il déclaré.

Le chef de l’Etat présidait la cérémonie de la rentrée solennelle des cours et tribunaux portant sur le thème “Le juge face au défi du numérique”.

Bassirou Diomaye Faye a insisté sur l’ambition de l’État de garantir “une justice numérique souveraine, sécurisée et inclusive, dans laquelle l’innovation technologique constitue un levier d’amélioration de l’accessibilité, de l’équité et de l’efficacité de système judiciaire”.

Il considère que le numérique est un outil capable de “juguler durablement” les défis auxquels les juges se trouvent confrontés, en termes de maîtrise du temps, pour rendre leur décision dans des délais raisonnables.

A l’en croire, tous les États, institutions ainsi que leurs administrations qui refusent de s’adapter au numérique “seront laissés inéluctablement en rade et risquent par conséquent d’être rapidement submergés et dépassés”.

“L’ambition de l’État est de garantir une justice numérique souveraine, sécurisée et inclusive, dans laquelle l’innovation technologique constitue un levier d’amélioration de l’accessibilité, de l’équité et de l’efficacité de système judiciaire”, a-t-il insisté.

Le président Faye a assuré que le numérique et l’intelligence artificielle, loin de pouvoir “porter atteinte à l’indépendance et à l’impartialité de la justice”, “doivent au contraire en être les garants et les producteurs”.

“Le numérique représente donc à la fois un défi majeur et une opportunité historique pour le juge”, a relevé le chef de l’Etat, selon lequel le ministère de la Justice s’inscrit dans “une dynamique de modernisation maîtrisée, plaçant le juge au cœur de la transformation, tout en préservant l’essence, la noblesse et l’autorité de la fonction juridictionnelle”.

Il a concédé que l’usage du numérique par le juge va impliquer “certainement une réforme de plusieurs de nos textes”, avant d’arriver à des innovations telles que “l’assignation par voie électronique, la signature électronique, les citations par voie électronique, la dématérialisation intégrale de certaines procédures pour la consultation et la délivrance de certains actes juridictionnels”.

Les interrogatoires et les confrontations à distance et le tribunal virtuel font aussi partie de ces réformes envisagées, a signalé Bassirou Diomaye Faye, avant de souligner “l’urgence d’accélérer la mise en œuvre du schéma directeur de l’usage du numérique dans la justice pour bien prendre en compte tous les facteurs à travers une connectivité sécurisée et continue, avec des machines adaptées et sécurisées”.

M. Faye a préconisé, dans le même esprit, l’adaptation des curricula de formation, la révision des référentiels éthiques et déontologiques, le renforcement de la culture de la sécurité numérique et l’appropriation des outils technologiques.

Il s’agit, en définitive, de “bâtir une justice moderne, robuste et proactive, capable de contenir, d’anticiper et de juguler les risques inhérents aux technologies de l’information et de la communication”, a conclu le chef de l’Etat.

CS/BK/OID

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Mohammed VI : ”La fraternité interafricaine reprendra naturellement”

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La fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus une fois retombée la passion née de la CAN, a affirmé le roi du Maroc Mohammed VI, assurant que ‘’rien ne saurait altérer la proximité cultivée au fil des siècles entre nos peuples africains’’ et que son pays ‘’est et restera un grand pays africain’’.

‘’Aussi, et même si cette grande fête footballistique continentale accueillie par le Royaume semble avoir été tristement entachée par l’épisode malheureux des dernières minutes du match de la finale ayant opposé les sélections nationales du Maroc et du Sénégal au cours desquelles de fâcheux incidents et de très déplorables agissements se sont produits, il n’en demeure pas moins qu’une fois la passion retombée, la fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus, car cette réussite marocaine est aussi une réussite africaine’’, a-t-il déclaré dans un communiqué.

Dans ce texte repris, jeudi, par la Magheb Arabe Presse (MAP), l’agence de presse marocaine, le souverain cherifien a insisté sur le fait que ”rien ne saurait altérer la proximité cultivée au fil des siècles entre nos peuples africains, ni la coopération fructueuse construite avec les différents pays du Continent et renforcée par des partenariats toujours plus ambitieux’’.

‘’Le Royaume du Maroc est et restera un grand pays africain, fidèle à l’esprit de fraternité, de solidarité et de respect qu’il a toujours cultivé à l’égard de son Continent. Conformément à la Vision éclairée du Souverain, le Maroc poursuivra son engagement déterminé et constant en faveur d’une Afrique unie et prospère, notamment par le partage mutuel de ses expériences, de son expertise et de son savoir-faire”, a insisté Mouhamed VI.

Il s’est également réjoui que ‘’le Maroc reste fier d’avoir offert, sur sa terre, un mois de joie populaire et d’émotion sportive, et d’avoir contribué au rayonnement de l’Afrique et de son football’’, ajoutant que ”le peuple marocain sait faire la part des choses et qu’il ne se laissera pas entrainer dans la rancœur et la discorde”.

Mouhamed VI a également tenu à ‘’particulièrement féliciter tous les citoyens, à travers les différentes villes du Royaume, de l’effort fourni et à remercier chacun pour sa belle contribution à ce succès historique, reconnu et salué de par le monde’’.

En cela, le souverain marocain adresse ses ”compliments aux millions de Marocains, femmes, hommes et enfants qui n’ont cessé de soutenir, chacun à sa manière et toujours de façon exemplaire, leur équipe nationale, aujourd’hui classée 8ème meilleure sélection mondiale’’.

Il s’agit, selon lui, d’‘’un résultat remarquable fruit notamment d’une politique sportive et infrastructurelle volontariste et de haut niveau, ainsi que du choix patriotique fait par les enfants talentueux des Marocains du monde de porter le maillot de (leur) équipe nationale et de défendre ses couleurs avec fierté et brio’’.

 ‘’Cette édition de la compétition continentale fera date, car au-delà de ses excellents résultats sportifs, elle aura permis de mesurer le bond qualitatif que le royaume a réalisé sur la voie du développement et du progrès, fruit d’une vision de long terme et d’un modèle marocain singulier et performant qui place le citoyen au centre de toutes les ambitions’’, a encore souligné Mouhamed VI.

Mercredi, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, et son homologue marocain, Aziz Akhannouch, ont appelé leurs ressortissants respectifs au calme et à l’apaisement, suite aux incidents controversés survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025.

“Nous avons convenu, ensemble, sous les hautes instructions de Sa Majesté le roi Mohammed VI et de son Excellence, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, de continuer à œuvrer, dans un esprit d’apaisement, de sérénité et de détente, à la consolidation des liens séculaires et très profonds qui unissent nos deux pays”, a notamment déclaré le chef du gouvernement sénégalais dans un message publié sur Facebook.

Les Lions du Sénégal ont remporté la CAN 2025, dimanche 18 janvier, à Rabat, après avoir battu (1-0) en finale, les Lions de l’Atlas du Maroc, au bout d’un match ponctué par des épisodes de grande tension sur le terrain et des incidents entre stadiers marocains et supporters sénégalais dans les gradins.

Les joueurs sénégalais, sous les ordres de leur sélectionneur Pape Thiaw, avaient majoritairement quitté la pelouse pour protester contre la décision de l’arbitre d’accorder un penalty au Maroc, après que celui-ci a refusé deux minutes avant un but sénégalais sur une faute jugée discutable.

L’équipe sénégalaise s’est finalement décidée à reprendre la partie. L’attaquant des Lions de l’Atlas Brahim Diaz a manqué son penalty, Pape Guèye marquant un peu plus tard le but du sacre sénégalais.

Entre déception et frustration, le scénario de cette finale a suscité des échanges tendus entre supporters marocains et sénégalais, notamment sur les réseaux sociaux.

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