Connect with us

Économie

AGRICULTURE: Les paysans invitent l’Etat à collaborer avec le fertilisant Alsil pour booster les productions agricoles

AGRICULTURE: Les paysans invitent l’Etat à collaborer avec le fertilisant Alsil pour booster les productions agricoles

Published

on

Pendant de très nombreuses années, le monde agricole fait face à des difficultés liées à la faible fertilité des sols. C’est d’ailleurs l’une des contraintes majeures limitant la productivité des cultures.
Pour une productivité optimale et à long terme, des études ont prouvé qu’une gestion appropriée des ressources pédologiques est nécessaire. Et la fertilisation minérale est l’une des méthodes d’amélioration de la fertilité des sols. Cela a fait ses preuves depuis plusieurs décennies au Sénégal en favorisant l’amélioration des rendements.
Ainsi, des formules de fertilisation spécifiques aux cultures ont été mise au point.
Au Sénégal, depuis les années 50, les formules d’engrais vulgarisées sont essentiellement constituées de macroéléments azote, phosphore, potassium,… Face aux changements climatiques et aux techniques culturales inappropriées, une carence des sols en éléments secondaires nécessaires à la croissance et au développement de la culture est notée. Par conséquent, des corrections étaient nécessaires pour réduire les baisses de rendement liées à ces déficiences notamment par l’utilisation d’engrais biologique d’origine naturel essentielle pour l’amélioration des rendements des cultures et des propriétés physicochimiques du sol. En plus, ce sont des fertilisants qui respectent l’environnement.
C’est dans ce cadre qu’un essai de fertilisation avec le produit Alsil a été mis en place au Centre National de Recherches Agronomiques (CNRA) de Bambey. Le rapport technique rend compte des résultats obtenus sur l’essai fertilisation installé en station à Bambey durant l’hivernage 2021 et en contre saison en 2022. Cette étude avait pour objectif général de contribuer à l’augmentation des rendements de l’arachide et du mil à travers l’amélioration de la fertilité des sols. D’une manière spécifique, il s’agissait d’étudier les effets directs du fertilisant Alsil sur la productivité de l’arachide et la fertilité du sol et son arrière effet sur la productivité du mil.

Au finish, le produit Alsil a présenté des résultats avec des équivalences engrais très satisfaisantes. Selon l’Institut national de pédologie, son pouvoir d’amendement à calcium et matière organique est correct et son degrés de minéralisation satisfaisant. Et que ce produit peut, en fertilisation biologique, être recommandé pour combler les déficits d’azote, de phosphore, de magnésium, de potassium, de calcium et de matière organique des sols.

Selon toujours l’étude, en comparaison au phosphatage de fond où son effet se fait sentir dans les zones à pluviométrie supérieure à 600 millimètres, l’Alsil pourrait être une alternative pour l’amélioration de la fertilité du sol vu son effet immédiat à long terme sur les rendements des cultures.

Des producteurs de la commune de Niakhaar, dans le Sine Saloum qui ont testé le produit Alsil l’ont bien apprécié, notamment du fait que le produit ne contienne pas de produits chimiques. Même son de cloche chez les producteurs de Mbirkilane et de Fimela aussi bien chez ceux qui font du maraîchage que ceux qui s’activent dans la culture de mil et d’arachide. Ces derniers ont révélé qu’avec le fertilisant Arsil, le rendement est beaucoup meilleur que ceux des années précédentes. D’après certains producteurs, le produit peut rendre le sol fertile pendant 9 ans. A Djilor également, les producteurs de riz ont montré leur satisfecit. Là-bas, il y a une nette différence entre les cultures avec l’utilisation du produit Alsil et celles avec d’autres engrais.
Les paysans qui trouvent aussi que le produit enrichit le sol tout en leur assurant une bonne fertilisation, interpellent les nouvelles autorités pour rendre accessible le produit qui est devenu indispensable dans leur production. Cela participerait, selon eux, à accélérer l’autosuffisance alimentaire au Sénégal.

Pour sa part, l’entreprise Agribel qui fabrique et commercialise l’Alsil dit être prête à fournir le produit à l’Etat, quel que soit le besoin en quantité.
« Nous avons la disponibilité suffisante du produit au Sénégal. D’ailleurs, nous avons assez de stocks dans nos magasins. Nous sommes conscients qu’au Sénégal, 80% des paysans n’ont pas les moyens de se procurer le produit pour leur production mais nous sommes prêts pour une collaboration avec l’État du Sénégal pour aider ces derniers à l’obtenir afin de pouvoir amender leur sol pour une capacité d’une tonne par Hectare pour une durée de 8 ans au moins. Cela constitue un avantage pour ces derniers. Ce sera également une économie pour l’Etat. Maintenant, nous espérons qu’avec la nouvelle orientation des nouvelles autorités, les choses vont s’arranger. Nous avons rencontré le ministre de l’Agriculture qui est très positif et promet qu’il est prêt à nous accompagner « , a déclaré Baba Diop, le PDG Agribel.

Ainsi, ce nouveau produit testé par les les unités de recherches agronomiques de l’ISRA et au vu de ces résultats, pourrait être une alternative pour l’amélioration de la fertilisation des sols vu son effet immédiat à long terme sur les rendements des cultures. Alsil pourrait être une aubaine pour les cultivateurs puisqu’il participe à booster les rendements agricoles et favoriser l’autosuffisance alimentaire tant voulue par les gouvernants.

A.Saleh

Continue Reading
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ACTUALITE

Politique d’orientation budgétaire : l’Etat mise sur l’assainissement et la priorisation

Politique d’orientation budgétaire : l’Etat mise sur l’assainissement et la priorisation

Published

on

Dakar, 22 jan (APS) – Le budget de l’Etat pour l’exercice 2026 s’inscrit dans la continuité d’une dynamique de redressement et de transformation, avec comme objectif l’assainissement des finances publiques et la priorisation des ressources, a déclaré, jeudi, à Dakar, Bassirou Sarr, directeur de cabinet du ministre des Finances et du Budget.

“Le budget 2026 s’inscrit dans la continuité de cette dynamique de redressement et de transformation. Il traduit une orientation politique claire : assainir durablement les finances publiques et affecter les ressources disponibles aux politiques prioritaires”, a-t-il dit.

M. Sarr, présidant la cérémonie officielle d’ouverture d’un atelier destiné au lancement de la gestion budgétaire 2026, a rappelé que le gouvernement a engagé, en 2025, une trajectoire fondée sur la “discipline budgétaire, la maîtrise des engagements, la prudence dans le financement et la priorité accordée aux politiques essentielles”.

Politique d'orientation budgétaire : l'Etat mise sur l'assainissement et la priorisation

Selon lui, la loi de finances 2026 repose sur plusieurs “exigences structurantes”, dont la maîtrise de la dépense publique, l’encadrement de l’endettement pour préserver la soutenabilité financière et le financement des priorités nationales définies par le nouveau référentiel des politiques publiques.

Bassirou Sarr a également cité comme exigence la nécessité d’améliorer la sincérité, la traçabilité et la qualité de la dépense et de poursuivre l’apurement des arriérés pour renforcer la confiance des acteurs économiques.

L’atelier destiné au lancement de la gestion budgétaire, organisée tous les ans en début d’exercice, réunit l’ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne de gestion des dépenses publiques.

“Cet exercice annuel constitue un moment privilégié d’alignement, mais également d’évaluation. Il nous offre l’opportunité de porter à la fois un regard lucide sur l’exécution de l’exercice précédent, d’en tirer les enseignements nécessaires et de poser, collectivement, les bases d’une exécution budgétaire conforme aux orientations définies par les plus hautes autorités pour l’année en cours”, a expliqué M. Sarr.

Il a rappelé que l’exercice budgétaire 2025 s’était déroulé dans un environnement marqué par “des contraintes fortes et des incertitudes persistantes”.

“Ces conditions ont mis en évidence des ajustements parfois difficiles mais nécessaires, ainsi qu’une exigence accrue de rigueur dans les choix financiers”, a affirmé le directeur de cabinet du ministre des Finances et du Budget.

Politique d'orientation budgétaire : l'Etat mise sur l'assainissement et la priorisation

Massamba Dieng, directeur général du Budget, a quant à lui souligné la nécessité de “tirer les enseignements” des contraintes et difficultés rencontrées au courant de la gestion de 2025.

“Les limites, c’est surtout en termes de célérité, il faut qu’on accélère un peu le processus de mobilisation et d’exécution de ces dépenses. Et aujourd’hui, nous avons essayé de prendre les mesures nécessaires en termes de traitement des délais au niveau de la Direction du contrôle budgétaire, de telle sorte que les dossiers qui arrivent soient traités dans les meilleurs délais”, a renseigné M. Dieng.

Il faut toutefois que “les dossiers soient de très bonne qualité” et ne “souffrent d’aucune irrégularité”, au risque d’entraîner “des lenteurs” dans l’exécution des dépenses.

“L’autre innovation de taille que nous avons introduite dans la Loi de finances initiale 2026, c’est le reclassement des dépenses de fonctionnement, notamment les acquisitions de biens et services, les transferts courants en acquisitions de biens et services, et le reclassement des transferts en capital en investissements exécutés par l’État”, a signalé Massamba Dieng.

MFD/HB/BK

Continue Reading

ACTUALITE

FMI : le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit la nouvelle cheffe de mission pour le Sénégal

FMI : le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit la nouvelle cheffe de mission pour le Sénégal

Published

on

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce mercredi 21 janvier 2026, au Palais de la République, la nouvelle cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Sénégal, Mme Mercedes Vera Martin.

Au cours de cette audience, Mme Vera Martin a salué les progrès enregistrés dans les discussions en cours, en vue de la conclusion d’un nouveau programme de coopération entre le Sénégal et le FMI.

Cette rencontre témoigne de la volonté du Sénégal de renforcer ses relations avec ses partenaires internationaux et de poursuivre la stabilité et le développement économique du pays.

Continue Reading

ACTUALITE

Diplomatie économique

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu, ce mercredi 21 janvier 2026, au Palais de la République, la nouvelle cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Sénégal, Mme Mercedes Vera Martin.

Au cours de cette audience, la responsable du FMI a mis en exergue les progrès enregistrés dans les discussions en cours, en vue de la conclusion d’un nouveau programme de coopération entre le Sénégal et l’institution de Bretton Woods.

Published

on

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu, ce mercredi 21 janvier 2026, au Palais de la République, la nouvelle cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Sénégal, Mme Mercedes Vera Martin.

Au cours de cette audience, la responsable du FMI a mis en exergue les progrès enregistrés dans les discussions en cours, en vue de la conclusion d’un nouveau programme de coopération entre le Sénégal et l’institution de Bretton Woods.

Continue Reading

Trending