L’ancien ministre devient le nouveau visage africain de Vision Invest, puissant holding de 90 milliards de dollars spécialisé dans les énergies renouvelables, après son récent échec à la présidence de la BAD
(SenePlus) – Trois mois seulement après son échec à la course à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), Amadou Hott refait surface dans une position de premier plan. L’ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération vient d’être nommé président du conseil consultatif Afrique de Vision Invest, un puissant holding saoudien qui gère environ 90 milliards de dollars d’actifs dans le monde, selon les informations rapportées par Jeune Afrique dans son édition du 1er septembre 2025.
Cette nomination, révélée par la journaliste Thaïs Brouck, illustre la capacité de rebond de l’ancien haut fonctionnaire sénégalais. Fin mai dernier, Amadou Hott terminait à la troisième position dans la course à la direction de la BAD, s’inclinant face au Mauritanien Sidi Ould Tah. Aujourd’hui, il se retrouve aux commandes de la stratégie africaine d’un des plus importants véhicules d’investissement du royaume saoudien.
Dans ses nouvelles fonctions, Amadou Hott endosse un rôle aux multiples facettes. Comme il l’explique lui-même sur son compte LinkedIn, cité par Jeune Afrique : « Je fournis des conseils stratégiques sur les questions et les transactions liées à l’Afrique, je supervise la stratégie régionale, je gère les relations avec les principales parties prenantes et je soutiens la croissance du portefeuille à travers le continent. »
Cette nomination intervient à un moment charnière pour les relations économiques entre l’Arabie Saoudite et l’Afrique. Vision Invest, holding fondé en 2002 et spécialisé dans les partenariats public-privé, concentre ses activités sur les secteurs des énergies renouvelables, de l’eau et des infrastructures. Le groupe détient notamment une participation de 25% dans Acwa Power, entreprise qui se présente comme « le premier investisseur privé dans le secteur des énergies renouvelables en Afrique ».
L’expertise d’Amadou Hott dans ces domaines stratégiques n’est plus à démontrer. Sa carrière l’a mené des salles de marché de Société Générale et BNP Paribas aux couloirs de la BAD, en passant par la direction générale d’UBA Capital à Lagos. Au Sénégal, il a notamment créé le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) et développé un cadre réglementaire pour les partenariats public-privé.
Cette nomination s’inscrit dans une stratégie plus large de Riyad sur le continent africain. En octobre 2024, l’Arabie Saoudite s’est engagée à investir 41 milliards de dollars en Afrique d’ici 2030, dont 25 milliards via le secteur privé. Comme le souligne JA, « en nommant le Sénégalais à ce poste stratégique, Vision Invest, dont les investissements sont majoritairement dirigés vers le Proche-Orient et l’Asie centrale, démontre que l’Afrique est devenue une priorité. »
Les projets d’Acwa Power sur le continent témoignent déjà de cette ambition. L’entreprise revendique 7 milliards de dollars d’investissements à travers l’Afrique, avec des réalisations emblématiques comme une centrale solaire à concentration de 100 MW en Afrique du Sud, une centrale photovoltaïque de 200 MW en Égypte, et des parcs éoliens au Maroc totalisant 920 MW avec les nouveaux contrats récemment remportés.
Le dossier sénégalais illustre parfaitement les enjeux de cette expansion. Après l’annulation par le nouveau président Bassirou Diomaye Faye du contrat de dessalement signé en 2022 par son prédécesseur Macky Sall avec Acwa Power, de longues négociations ont finalement abouti à un accord revu avec une baisse de 9% du prix du mètre cube d’eau.
La nomination d’Amadou Hott apparaît comme un choix particulièrement judicieux pour Vision Invest. Son passage à la BAD comme vice-président énergie, croissance verte et changement climatique, puis comme envoyé spécial pour l’Alliance pour l’infrastructure verte en Afrique, lui a permis de tisser un réseau continental unique dans les secteurs d’activité privilégiés par le holding saoudien.
Cette expérience, combinée à sa connaissance intime des mécanismes de financement africains et à sa maîtrise des enjeux géopolitiques continentaux, fait de lui l’interlocuteur idéal pour accompagner l’offensive saoudienne en Afrique. Son retour récent à Abidjan pour l’investiture de Sidi Ould Tah, « non plus en tant que concurrent du Mauritanien mais comme potentiel partenaire », selon Jeune Afrique, symbolise cette nouvelle donne.
L’enjeu pour Vision Invest est considérable. Avec ses 90 milliards de dollars d’actifs sous gestion et ses participations dans des entreprises stratégiques comme Miahona (spécialisée dans le cycle de l’eau) et Acwa Power, le holding dispose des moyens financiers pour jouer un rôle majeur dans la transformation énergétique du continent africain.
Dakar, 22 jan (APS) – Le budget de l’Etat pour l’exercice 2026 s’inscrit dans la continuité d’une dynamique de redressement et de transformation, avec comme objectif l’assainissement des finances publiques et la priorisation des ressources, a déclaré, jeudi, à Dakar, Bassirou Sarr, directeur de cabinet du ministre des Finances et du Budget.
“Le budget 2026 s’inscrit dans la continuité de cette dynamique de redressement et de transformation. Il traduit une orientation politique claire : assainir durablement les finances publiques et affecter les ressources disponibles aux politiques prioritaires”, a-t-il dit.
M. Sarr, présidant la cérémonie officielle d’ouverture d’un atelier destiné au lancement de la gestion budgétaire 2026, a rappelé que le gouvernement a engagé, en 2025, une trajectoire fondée sur la “discipline budgétaire, la maîtrise des engagements, la prudence dans le financement et la priorité accordée aux politiques essentielles”.
Selon lui, la loi de finances 2026 repose sur plusieurs “exigences structurantes”, dont la maîtrise de la dépense publique, l’encadrement de l’endettement pour préserver la soutenabilité financière et le financement des priorités nationales définies par le nouveau référentiel des politiques publiques.
Bassirou Sarr a également cité comme exigence la nécessité d’améliorer la sincérité, la traçabilité et la qualité de la dépense et de poursuivre l’apurement des arriérés pour renforcer la confiance des acteurs économiques.
L’atelier destiné au lancement de la gestion budgétaire, organisée tous les ans en début d’exercice, réunit l’ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne de gestion des dépenses publiques.
“Cet exercice annuel constitue un moment privilégié d’alignement, mais également d’évaluation. Il nous offre l’opportunité de porter à la fois un regard lucide sur l’exécution de l’exercice précédent, d’en tirer les enseignements nécessaires et de poser, collectivement, les bases d’une exécution budgétaire conforme aux orientations définies par les plus hautes autorités pour l’année en cours”, a expliqué M. Sarr.
Il a rappelé que l’exercice budgétaire 2025 s’était déroulé dans un environnement marqué par “des contraintes fortes et des incertitudes persistantes”.
“Ces conditions ont mis en évidence des ajustements parfois difficiles mais nécessaires, ainsi qu’une exigence accrue de rigueur dans les choix financiers”, a affirmé le directeur de cabinet du ministre des Finances et du Budget.
Massamba Dieng, directeur général du Budget, a quant à lui souligné la nécessité de “tirer les enseignements” des contraintes et difficultés rencontrées au courant de la gestion de 2025.
“Les limites, c’est surtout en termes de célérité, il faut qu’on accélère un peu le processus de mobilisation et d’exécution de ces dépenses. Et aujourd’hui, nous avons essayé de prendre les mesures nécessaires en termes de traitement des délais au niveau de la Direction du contrôle budgétaire, de telle sorte que les dossiers qui arrivent soient traités dans les meilleurs délais”, a renseigné M. Dieng.
Il faut toutefois que “les dossiers soient de très bonne qualité” et ne “souffrent d’aucune irrégularité”, au risque d’entraîner “des lenteurs” dans l’exécution des dépenses.
“L’autre innovation de taille que nous avons introduite dans la Loi de finances initiale 2026, c’est le reclassement des dépenses de fonctionnement, notamment les acquisitions de biens et services, les transferts courants en acquisitions de biens et services, et le reclassement des transferts en capital en investissements exécutés par l’État”, a signalé Massamba Dieng.
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce mercredi 21 janvier 2026, au Palais de la République, la nouvelle cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Sénégal, Mme Mercedes Vera Martin.
Au cours de cette audience, Mme Vera Martin a salué les progrès enregistrés dans les discussions en cours, en vue de la conclusion d’un nouveau programme de coopération entre le Sénégal et le FMI.
Cette rencontre témoigne de la volonté du Sénégal de renforcer ses relations avec ses partenaires internationaux et de poursuivre la stabilité et le développement économique du pays.
Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu, ce mercredi 21 janvier 2026, au Palais de la République, la nouvelle cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Sénégal, Mme Mercedes Vera Martin.
Au cours de cette audience, la responsable du FMI a mis en exergue les progrès enregistrés dans les discussions en cours, en vue de la conclusion d’un nouveau programme de coopération entre le Sénégal et l’institution de Bretton Woods.
Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu, ce mercredi 21 janvier 2026, au Palais de la République, la nouvelle cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Sénégal, Mme Mercedes Vera Martin.
Au cours de cette audience, la responsable du FMI a mis en exergue les progrès enregistrés dans les discussions en cours, en vue de la conclusion d’un nouveau programme de coopération entre le Sénégal et l’institution de Bretton Woods.