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RD Congo : l’offensive du M23 sur Uvira fait voler en éclats l’accord de paix de Trump

RD Congo : l’offensive du M23 sur Uvira fait voler en éclats l’accord de paix de Trump

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Mercredi 10 décembre, la ville stratégique d’Uvira est tombée aux mains des rebelles du M23, soutenus par Kigali, réduisant à néant l’accord de paix signé une semaine plus tôt à Washington.

Il est un peu plus de 14 heures lorsque le dernier verrou saute. Uvira, deuxième ville du Sud-Kivu avec ses plus de 700 000 habitants, sombre dans un silence anormal, seulement troublé par le crépitement des tirs de nettoyage dans les quartiers de Mulongwe et les abords de l’hôpital général. Sur le bitume de la route nationale numéro 5, la poussière retombe lentement sur les illusions d’une défense qui n’a jamais vraiment eu lieu. Les combattants de l’AFC/M23 (Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars) patrouillent désormais dans le centre-ville. Quelques heures plus tôt, vers 10 heures, les habitants terrés derrière leurs volets les avaient vus pénétrer les faubourgs. Pas de résistance majeure, mais une débandade. Les Wazalendo, ces « patriotes » hétéroclites aux tenues dépareillées, ont fui vers Kirungu et Kataka. L’armée régulière (FARDC), elle, s’est repliée vers le sud, vers Makobola, en territoire de Fizi, reproduisant le schéma de retraite qui caractérise ses opérations depuis des mois.

Chronique d’une prise annoncée

La prise d’Uvira n’est pas un coup opportuniste, mais l’aboutissement d’une séquence militaire de haute intensité débutée le 1er décembre. Selon un briefing classifié de l’armée congolaise daté du 5 décembre, consulté par Africa Intelligence, l’offensive a été conçue comme un étau irrésistible. La manœuvre a combiné logistique maritime et terrestre. D’un côté, des renforts rebelles venus des territoires de Rutshuru et Lubero ont embarqué le 4 décembre – jour même de la signature de l’accord de paix à Washington – à bord du navire La Manne du Ciel (et non du navire Emmanuel 2) pour rejoindre Bukavu, avant de fondre vers le sud. De l’autre, des colonnes motorisées auraient traversé la frontière depuis la localité rwandaise de Bugarama vers Kamanyola au Congo. Face à cette puissance de feu et cette mobilité, le dispositif défensif congolais s’est effondré comme un château de cartes. En moins d’une semaine, les rebelles ont avalé plus de cinquante kilomètres de plaine de la Ruzizi. Les places fortes sont tombées les unes après les autres : Luvungi, dont les fortifications étaient jugées solides ; le camp de formation militaire de Lubirizi, désormais base arrière de l’insurrection ; puis la cité de Sange. Lundi, les éclaireurs du M23 étaient déjà signalés à Kavimvira, la banlieue nord d’Uvira. Ce mercredi, l’étau s’est refermé

Civils en exode

Dans la ville occupée, la peur est palpable. Un journaliste local, joint par téléphone, décrit une atmosphère tendue. « Nous sommes bloqués. Les bombardements ont été intenses de 11 heures à 14 heures Le M23 est arrivé dans Uvira-centre après 14 heures Ses combattants ont été aperçus dans les quartiers de Kavimvira, Mulongwe et à l’hôpital général de Uvira. La plupart des habitants sont restés bloqués chez eux en raison des tirs nourris et des bombardements qui ont eu lieu. Certains Wazalendo ont fui vers Kirungu et Kataka, tandis que les FARDC ont de nouveau fuit vers Makobola dans le territoire de Fizi. » Les promesses de « libération » martelées par la propagande rebelle se heurtent à la réalité du terrain. Lawrence Kanyuka, porte-parole politique du mouvement, a publié un communiqué appelant les habitants à « reprendre leurs activités en toute sérénité », affirmant que le M23 est là pour « assurer leur protection » contre les discours de haine. Mais pour la population, les conséquences humanitaires sont, pour le moment, immédiates et désastreuses. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), plus de 200 000 personnes ont été déplacées à l’intérieur de la province depuis le 2 décembre. Des sources humanitaires à la frontière rapportent que plus de 30 000 civils ont franchi la frontière ces derniers jours pour trouver refuge à Bujumbura, au Burundi. « On a vu le flot de personnes s’amplifier sans cesse vers la frontière […] c’est comme un fleuve », souligne un missionnaire contacté par téléphone. « Les réfugiés qui fuient vers le Burundi ajoutent à la crise d’une économie déjà tendue dans le pays, qui va avoir du mal à accueillir ce nombre croissant de réfugiés. Les humanitaires sont déjà en difficulté », abonde un journaliste burundais.

À Washington, la diplomatie du cynisme

La chute d’Uvira jette une lumière crue sur le cynisme de la diplomatie internationale. Le décalage est total entre la réalité du terrain et les salons feutrés de Washington. Le 4 décembre, sous le patronage de Donald Trump, Félix Tshisekedi et Paul Kagame signaient un « accord de paix », qualifié d’historique. Cet accord, censé mettre fin à plus de trois décennies de violence, apparaît aujourd’hui pour ce qu’il est : une paix de papier. Selon plusieurs sources diplomatiques, Félix Tshisekedi était parfaitement informé de l’offensive en cours au moment même où il apposait sa signature. Il a d’ailleurs annulé in extremis sa participation à un forum économique à l’US Chamber of Commerce. Il savait que le texte était caduc avant même d’être paraphé, mais la pression américaine, motivée par la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais stratégiques pour l’industrie de pointe, était trop forte.

Du côté de Kigali, le déni reste la ligne officielle. Dans un communiqué daté du 10 décembre, le ministère rwandais des Affaires étrangères rejette toute responsabilité, accusant la coalition FARDC-FDLR-Burundi de bombarder le territoire rwandais et justifiant les actions du M23 comme des mesures de « contrainte ». Pourtant, les experts des Nations unies continuent d’affirmer que 6 000 à 7 000 soldats rwandais opèrent directement sur le sol congolais, fournissant l’artillerie et le soutien logistique décisifs.

Le verrou du Katanga et l’asphyxie économique

La prise d’Uvira n’est pas une fin en soi ; c’est une étape cruciale dans une stratégie d’étranglement économique. Uvira est un verrou. En le faisant sauter, le M23 s’ouvre la route vers Fizi, et surtout vers Kalemie, dans la province du Tanganyika. C’est ici que se joue le véritable prochain enjeu. Kalemie est la porte d’entrée vers le Katanga, le « coffre-fort » géologique de la RDC. Selon des chancelleries occidentales, l’objectif ultime est de couper Kinshasa de ses revenus miniers (cuivre et cobalt), essentiels au budget de l’État. En contrôlant la rive ouest du lac Tanganyika, la rébellion peut menacer les flux commerciaux et exercer une pression insoutenable sur le gouvernement central. Lundi dernier, devant un parterre de diplomates à Gitega, le ministre burundais des Affaires étrangères, Édouard Bizimana, avertissait : « Leur plan est de prendre Uvira et d’aller vers Kalemie avant Noël. » Le calendrier s’accélère. Noël est dans deux semaines, et la route est dégagée.

À DécouvrirLe Kangourou du jourRépondreLe risque d’une guerre régionale ouverte La chute de la ville place le Burundi dans une position intenable. Bujumbura, qui a déployé près de 18 000 hommes aux côtés de l’armée congolaise pour sécuriser sa propre frontière se retrouve humiliée. Les images de soldats burundais fuyant en désordre vers leur frontière, mêlés aux civils, circulent sur les réseaux sociaux, fragilisant considérablement le président Evariste Ndayishimiye. La proximité géographique est dangereuse : Uvira et Bujumbura se font face. Le risque d’incidents frontaliers, de « droit de poursuite » invoqué par l’une ou l’autre partie, est maximal. Le Burundi a déjà menacé de réagir vigoureusement en cas d’attaque. Avec le M23 désormais maître de la frontière, la zone tampon a disparu.

Le conflit, jusqu’ici contenu en RDC, menace de déborder officiellement sur le territoire burundais, entraînant potentiellement la région des Grands Lacs dans une guerre interétatique directe entre le Rwanda et le Burundi, par rébellions interposées. Ce soir, Uvira est une ville occupée. Les habitants qui restent se terrent, attendant de voir quel ordre nouveau sera imposé demain. Pour les autres, ceux sur la route, c’est l’exil, encore. Comme le note un observateur de ces tragédies récurrentes, on ne voit ici que « la poussière de la route », celle soulevée par les populations charriées au gré des conflits. « Après, les rebelles feront peut-être des ratissages sur la population, dans les quartiers, comme à Goma ou Bukavu pour nettoyer la ville. Comment ça va encore se terminer ? » questionne un religieux d’Uvira. L’accord de Washington, signé il y a moins d’une semaine, semble déjà appartenir à une autre époque, où l’on feignait de croire que la diplomatie pouvait arrêter les armes. Sur le terrain, la seule loi qui vaille est celle du rapport de force. Et ce soir, à Uvira, la force a changé de camp.

Source « Le Point » : correspondant à Kigali (Rwanda), Vivien Latour

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Politique d’orientation budgétaire : l’Etat mise sur l’assainissement et la priorisation

Politique d’orientation budgétaire : l’Etat mise sur l’assainissement et la priorisation

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Dakar, 22 jan (APS) – Le budget de l’Etat pour l’exercice 2026 s’inscrit dans la continuité d’une dynamique de redressement et de transformation, avec comme objectif l’assainissement des finances publiques et la priorisation des ressources, a déclaré, jeudi, à Dakar, Bassirou Sarr, directeur de cabinet du ministre des Finances et du Budget.

“Le budget 2026 s’inscrit dans la continuité de cette dynamique de redressement et de transformation. Il traduit une orientation politique claire : assainir durablement les finances publiques et affecter les ressources disponibles aux politiques prioritaires”, a-t-il dit.

M. Sarr, présidant la cérémonie officielle d’ouverture d’un atelier destiné au lancement de la gestion budgétaire 2026, a rappelé que le gouvernement a engagé, en 2025, une trajectoire fondée sur la “discipline budgétaire, la maîtrise des engagements, la prudence dans le financement et la priorité accordée aux politiques essentielles”.

Politique d'orientation budgétaire : l'Etat mise sur l'assainissement et la priorisation

Selon lui, la loi de finances 2026 repose sur plusieurs “exigences structurantes”, dont la maîtrise de la dépense publique, l’encadrement de l’endettement pour préserver la soutenabilité financière et le financement des priorités nationales définies par le nouveau référentiel des politiques publiques.

Bassirou Sarr a également cité comme exigence la nécessité d’améliorer la sincérité, la traçabilité et la qualité de la dépense et de poursuivre l’apurement des arriérés pour renforcer la confiance des acteurs économiques.

L’atelier destiné au lancement de la gestion budgétaire, organisée tous les ans en début d’exercice, réunit l’ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne de gestion des dépenses publiques.

“Cet exercice annuel constitue un moment privilégié d’alignement, mais également d’évaluation. Il nous offre l’opportunité de porter à la fois un regard lucide sur l’exécution de l’exercice précédent, d’en tirer les enseignements nécessaires et de poser, collectivement, les bases d’une exécution budgétaire conforme aux orientations définies par les plus hautes autorités pour l’année en cours”, a expliqué M. Sarr.

Il a rappelé que l’exercice budgétaire 2025 s’était déroulé dans un environnement marqué par “des contraintes fortes et des incertitudes persistantes”.

“Ces conditions ont mis en évidence des ajustements parfois difficiles mais nécessaires, ainsi qu’une exigence accrue de rigueur dans les choix financiers”, a affirmé le directeur de cabinet du ministre des Finances et du Budget.

Politique d'orientation budgétaire : l'Etat mise sur l'assainissement et la priorisation

Massamba Dieng, directeur général du Budget, a quant à lui souligné la nécessité de “tirer les enseignements” des contraintes et difficultés rencontrées au courant de la gestion de 2025.

“Les limites, c’est surtout en termes de célérité, il faut qu’on accélère un peu le processus de mobilisation et d’exécution de ces dépenses. Et aujourd’hui, nous avons essayé de prendre les mesures nécessaires en termes de traitement des délais au niveau de la Direction du contrôle budgétaire, de telle sorte que les dossiers qui arrivent soient traités dans les meilleurs délais”, a renseigné M. Dieng.

Il faut toutefois que “les dossiers soient de très bonne qualité” et ne “souffrent d’aucune irrégularité”, au risque d’entraîner “des lenteurs” dans l’exécution des dépenses.

“L’autre innovation de taille que nous avons introduite dans la Loi de finances initiale 2026, c’est le reclassement des dépenses de fonctionnement, notamment les acquisitions de biens et services, les transferts courants en acquisitions de biens et services, et le reclassement des transferts en capital en investissements exécutés par l’État”, a signalé Massamba Dieng.

MFD/HB/BK

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Bassirou Diomaye Faye réitère son engagement pour une justice moderne et performante

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Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réitéré jeudi son engagement ”ferme” de mettre en place une justice moderne et performante, une perspective qui, dit-il, passe nécessairement par l’appropriation des outils numériques.

“Je réitère mon engagement ferme de mettre en place une justice moderne et performante qui passe nécessairement par l’appropriation de tous les outils du numérique, non seulement par le juge, mais également par tous les acteurs de la justice”, a-t-il déclaré.

Le chef de l’Etat présidait la cérémonie de la rentrée solennelle des cours et tribunaux portant sur le thème “Le juge face au défi du numérique”.

Bassirou Diomaye Faye a insisté sur l’ambition de l’État de garantir “une justice numérique souveraine, sécurisée et inclusive, dans laquelle l’innovation technologique constitue un levier d’amélioration de l’accessibilité, de l’équité et de l’efficacité de système judiciaire”.

Il considère que le numérique est un outil capable de “juguler durablement” les défis auxquels les juges se trouvent confrontés, en termes de maîtrise du temps, pour rendre leur décision dans des délais raisonnables.

A l’en croire, tous les États, institutions ainsi que leurs administrations qui refusent de s’adapter au numérique “seront laissés inéluctablement en rade et risquent par conséquent d’être rapidement submergés et dépassés”.

“L’ambition de l’État est de garantir une justice numérique souveraine, sécurisée et inclusive, dans laquelle l’innovation technologique constitue un levier d’amélioration de l’accessibilité, de l’équité et de l’efficacité de système judiciaire”, a-t-il insisté.

Le président Faye a assuré que le numérique et l’intelligence artificielle, loin de pouvoir “porter atteinte à l’indépendance et à l’impartialité de la justice”, “doivent au contraire en être les garants et les producteurs”.

“Le numérique représente donc à la fois un défi majeur et une opportunité historique pour le juge”, a relevé le chef de l’Etat, selon lequel le ministère de la Justice s’inscrit dans “une dynamique de modernisation maîtrisée, plaçant le juge au cœur de la transformation, tout en préservant l’essence, la noblesse et l’autorité de la fonction juridictionnelle”.

Il a concédé que l’usage du numérique par le juge va impliquer “certainement une réforme de plusieurs de nos textes”, avant d’arriver à des innovations telles que “l’assignation par voie électronique, la signature électronique, les citations par voie électronique, la dématérialisation intégrale de certaines procédures pour la consultation et la délivrance de certains actes juridictionnels”.

Les interrogatoires et les confrontations à distance et le tribunal virtuel font aussi partie de ces réformes envisagées, a signalé Bassirou Diomaye Faye, avant de souligner “l’urgence d’accélérer la mise en œuvre du schéma directeur de l’usage du numérique dans la justice pour bien prendre en compte tous les facteurs à travers une connectivité sécurisée et continue, avec des machines adaptées et sécurisées”.

M. Faye a préconisé, dans le même esprit, l’adaptation des curricula de formation, la révision des référentiels éthiques et déontologiques, le renforcement de la culture de la sécurité numérique et l’appropriation des outils technologiques.

Il s’agit, en définitive, de “bâtir une justice moderne, robuste et proactive, capable de contenir, d’anticiper et de juguler les risques inhérents aux technologies de l’information et de la communication”, a conclu le chef de l’Etat.

CS/BK/OID

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Mohammed VI : ”La fraternité interafricaine reprendra naturellement”

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La fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus une fois retombée la passion née de la CAN, a affirmé le roi du Maroc Mohammed VI, assurant que ‘’rien ne saurait altérer la proximité cultivée au fil des siècles entre nos peuples africains’’ et que son pays ‘’est et restera un grand pays africain’’.

‘’Aussi, et même si cette grande fête footballistique continentale accueillie par le Royaume semble avoir été tristement entachée par l’épisode malheureux des dernières minutes du match de la finale ayant opposé les sélections nationales du Maroc et du Sénégal au cours desquelles de fâcheux incidents et de très déplorables agissements se sont produits, il n’en demeure pas moins qu’une fois la passion retombée, la fraternité interafricaine reprendra naturellement le dessus, car cette réussite marocaine est aussi une réussite africaine’’, a-t-il déclaré dans un communiqué.

Dans ce texte repris, jeudi, par la Magheb Arabe Presse (MAP), l’agence de presse marocaine, le souverain cherifien a insisté sur le fait que ”rien ne saurait altérer la proximité cultivée au fil des siècles entre nos peuples africains, ni la coopération fructueuse construite avec les différents pays du Continent et renforcée par des partenariats toujours plus ambitieux’’.

‘’Le Royaume du Maroc est et restera un grand pays africain, fidèle à l’esprit de fraternité, de solidarité et de respect qu’il a toujours cultivé à l’égard de son Continent. Conformément à la Vision éclairée du Souverain, le Maroc poursuivra son engagement déterminé et constant en faveur d’une Afrique unie et prospère, notamment par le partage mutuel de ses expériences, de son expertise et de son savoir-faire”, a insisté Mouhamed VI.

Il s’est également réjoui que ‘’le Maroc reste fier d’avoir offert, sur sa terre, un mois de joie populaire et d’émotion sportive, et d’avoir contribué au rayonnement de l’Afrique et de son football’’, ajoutant que ”le peuple marocain sait faire la part des choses et qu’il ne se laissera pas entrainer dans la rancœur et la discorde”.

Mouhamed VI a également tenu à ‘’particulièrement féliciter tous les citoyens, à travers les différentes villes du Royaume, de l’effort fourni et à remercier chacun pour sa belle contribution à ce succès historique, reconnu et salué de par le monde’’.

En cela, le souverain marocain adresse ses ”compliments aux millions de Marocains, femmes, hommes et enfants qui n’ont cessé de soutenir, chacun à sa manière et toujours de façon exemplaire, leur équipe nationale, aujourd’hui classée 8ème meilleure sélection mondiale’’.

Il s’agit, selon lui, d’‘’un résultat remarquable fruit notamment d’une politique sportive et infrastructurelle volontariste et de haut niveau, ainsi que du choix patriotique fait par les enfants talentueux des Marocains du monde de porter le maillot de (leur) équipe nationale et de défendre ses couleurs avec fierté et brio’’.

 ‘’Cette édition de la compétition continentale fera date, car au-delà de ses excellents résultats sportifs, elle aura permis de mesurer le bond qualitatif que le royaume a réalisé sur la voie du développement et du progrès, fruit d’une vision de long terme et d’un modèle marocain singulier et performant qui place le citoyen au centre de toutes les ambitions’’, a encore souligné Mouhamed VI.

Mercredi, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, et son homologue marocain, Aziz Akhannouch, ont appelé leurs ressortissants respectifs au calme et à l’apaisement, suite aux incidents controversés survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025.

“Nous avons convenu, ensemble, sous les hautes instructions de Sa Majesté le roi Mohammed VI et de son Excellence, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, de continuer à œuvrer, dans un esprit d’apaisement, de sérénité et de détente, à la consolidation des liens séculaires et très profonds qui unissent nos deux pays”, a notamment déclaré le chef du gouvernement sénégalais dans un message publié sur Facebook.

Les Lions du Sénégal ont remporté la CAN 2025, dimanche 18 janvier, à Rabat, après avoir battu (1-0) en finale, les Lions de l’Atlas du Maroc, au bout d’un match ponctué par des épisodes de grande tension sur le terrain et des incidents entre stadiers marocains et supporters sénégalais dans les gradins.

Les joueurs sénégalais, sous les ordres de leur sélectionneur Pape Thiaw, avaient majoritairement quitté la pelouse pour protester contre la décision de l’arbitre d’accorder un penalty au Maroc, après que celui-ci a refusé deux minutes avant un but sénégalais sur une faute jugée discutable.

L’équipe sénégalaise s’est finalement décidée à reprendre la partie. L’attaquant des Lions de l’Atlas Brahim Diaz a manqué son penalty, Pape Guèye marquant un peu plus tard le but du sacre sénégalais.

Entre déception et frustration, le scénario de cette finale a suscité des échanges tendus entre supporters marocains et sénégalais, notamment sur les réseaux sociaux.

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